Côte d’Ivoire: sortie de crise en vue dans le secteur de l’éducation

Afrique/ Côte d’Ivoire/ 05.03.2019/ Source: www.rfi.fr.

Après un mois et demi de grève, les cours pourraient reprendre ce lundi 4 mars dans les écoles primaires. Les négociations, interrompues à plusieurs reprises, ont finalement porté leurs fruits et l’intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (ISEPPCI) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève pour un mois dimanche, même si pour l’instant aucune des revendications concernant les cours du mercredi ou la revalorisation des primes et indemnités n’a été satisfaite.

Il aura fallu l’intervention de la primature pour sortir de l’impasse, car l’Education nationale refusait jusqu’ici de discuter avec les grévistes.

David Bli Blé, président de l’intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (ISEPPCI), se dit convaincu par les nouvelles conditions du dialogue. « Le cadre change complètement, parce qu’hier nous avions discuté avec les techniciens d’un seul ministère qui ne pouvaient même pas décider. Aujourd’hui, nous allons voir le ministère de la Fonction publique, le ministère de l’Economie et des Finances, celui du Budget et celui de l’Education nationale », indique-t-il.

Mais concrètement, aucune des revendications du syndicat n’est encore satisfaite. Il n’a donc pas été facile de faire accepter la fin de la grève aux militants. « Nos camarades ne croyaient plus à ces négociations, explique-t-il. Ils voulaient encore que nous, on satisfasse des revendications. Ce qui est impossible tant que les discussions ne peuvent pas avoir lieu. Ce qui était acceptable, c’est ce qu’on a pris, c’est-à-dire avoir un chronogramme. »

On ne connaît pas encore la position des enseignants du secondaire. Son intersyndicale, la COSEF-CI, doit se réunir mercredi en assemblée générale.

Dans une note de service datée du 1er mars, l’Education nationale appelait déjà la communauté éducative à « se préparer pour la reprise des cours » ce lundi.

Les cours pourraient également reprendre ce lundi dans le supérieur. La Coordination nationale des enseignants du supérieur et chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) a également suspendu son mot d’ordre de grève pour deux semaines après la remise en liberté provisoire de deux de ses membres. En réaction, la plate-forme nationale des organisations professionnelles du secteur public a retiré sa menace de rompre la trêve sociale.

Source de nouvelles: http://www.rfi.fr/afrique/20190304-cote-ivoire-sortie-crise-secteur-education

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France: Éducation nationale : les «précaires» en grève veulent un vrai statut

France/Ladepeche

Resumen:

Une trentaine de personnes a manifesté, ce jeudi midi, devant l’inspection académique de l’Ariège, à Foix. Tous ces «précaires de l’Éducation nationale», comme ils s’appellent eux-mêmes, ont ainsi relayé dans le département l’appel à la grève et à la manifestation lancée au plan national par un Collectif des précaires pour protester contre «la montée de la précarité dans la fonction publique, et tout particulièrement dans l’Éducation nationale».

Soutenus par Sud-Education et la CNT 09 (Confédération nationale du travail), ces personnels (auxiliaires de vie scolaire, accompagnants d’élèves en situation de handicap, assistants d’éducation, etc.) entendaient ainsi sensibiliser le plus grand nombre sur leur situation de précarité justement. «Au niveau national, 25 % du personnel de l’Éducation nationale est employé avec un contrat précaire. Y compris chez les enseignants», explique Julien Domard, de Sud-Education. Et l’Ariège, selon Valentin, représentant la CNT 09, «n’échappe pas à la règle. On est à peu près au même niveau. Mais si on ajoute les personnes qui travaillent dans les cantines, par exemple, et qui sont embauchées par les collectivités locales, on arrive à plus de 25 %».

Sur les coups de 13 heures, une délégation a été reçue par la secrétaire générale de la direction académique des services de l’Éducation nationale (DASEN). «Nous avons eu un entretien de 45 minutes avec Mme Clarac qui, au final, nous a dit que nos revendications étaient entendues mais qu’elle ne pouvait rien faire», raconte Julien Domard au sortir du rendez-vous.

Mais avec son homologue de la CNT 09, il assure que «le collectif des précaires, qui s’est constitué dans le département, va rester vigilant sur les questions du nombre de postes, de la formation et des droits des précaires. Et surtout, il va continuer à revendiquer un vrai statut de fonctionnaire pour ces personnels».

Francia: https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/06/2774779-education-nationale-les-precaires-en-greve-veulent-un-vrai-statut.html

 
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