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Francia: Quand le rap s’invite à l’école

Europa/Francia/Julio del 2017/Noticias/https://theconversation.com/

Né dans les ghettos du Bronx au début des années 1970, le rap est arrivé en France au milieu des années 1980. Issu de la culture urbaine, vilipendé par les uns, plébiscité par les autres, il est devenu de plus en plus écouté, au point aujourd’hui, malgré des réticences toujours tenaces, de s’imposer comme une musique « populaire ». Dorénavant incontournable dans notre paysage musical, il fait progressivement son entrée dans les écoles, tous niveaux et toutes matières confondus.

Le rap intéresse des disciplines et des niveaux variés

Le rap est aujourd’hui utilisé comme vecteur d’apprentissage dans l’enseignement primairesecondaire, et fait l’objet de nombreuses recherches à l’université. Il intéresse des disciplines variées, de manière parfois inattendue. En éducation musicale, dans le Programme national de pilotage d’octobre 2009 en Arts appliqués et culture artistique, le rap côtoie désormais les auteurs classiques, le rock et la musique pop. Il est également étudié en éducation civique, en lettres, et aussi en langues étrangères, à l’écoleà l’université ou en dehors du système scolaire.

En 2012, la maison d’édition scolaire Nathan faisait entrer le rappeur havrais Médine dans un livre d’histoire de terminale par la publication de son rap « 17 octobre » dans un chapitre sur la guerre d’Algérie. Un professeur de Mathématiques s’est même servi du rap pour expliquer le théorème de Pythagore à ses élèves.

Comment expliquer un tel engouement chez les enseignants pour une musique pourtant encore aujourd’hui très contestée ?

Une musique qui parle aux élèves

Dans le cadre de ma profession, j’organise régulièrement des ateliers slam en lettres et en anglais. Pour l’année prochaine, j’ai prévu d’organiser une journée (semaine ?) urbaine qui mettra à l’honneur le slam, le rap, le graff et, peut-être aussi, le skate et/ou le BMX. La classe à qui j’ai proposé ce projet l’a adopté à l’unanimité. Pourquoi un tel enthousiasme ? Parce que, disent-ils, « ça nous parle ».

À l’heure actuelle, face à un désintérêt grandissant des élèves pour l’école, de nombreuses recherches s’orientent vers les facteurs susceptibles de stimuler leur motivation. Des chercheurs comme Roland Viau insistent sur le fait que, pour être motivés, les élèves doivent trouver un intérêt aux activités qu’il leur est demandé de réaliser. Ainsi, une activité qui fait sens pour l’élève est une activité qui, par exemple, correspond à ses centres d’intérêt. D’autres recherches mettent l’accent sur l’importance des émotions, notamment du plaisir, dans les apprentissages, particulièrement à l’occasion d’activités créatives.

Le rap parle à de très nombreux élèves, c’est indéniable. Ils s’y intéressent pour de multiples raisons. Tout d’abord, c’est une musique qui, par les thèmes qu’elle aborde, convient à un esprit de rébellion caractéristique de l’adolescence. Ensuite, il y a dans les modes de verbalisation rapologique une fonction de cryptage (notamment par l’usage du verlan et du veul, forme de verlanisation du verlan) qui répond à leur goût pour le secret et qui dresse une frontière entre le monde adulte et le leur. Enfin, en plus de l’aspect cryptique du rap, la surabondance de jeux de et sur les mots lui donne un aspect ludique dont les adolescents raffolent.

Le rap, véritable couteau suisse didactique

Le rap constitue donc un bon outil didactique. Mais comment les enseignants s’en servent-ils ?

Citer Médine dans un livre d’histoire permet d’attirer l’attention des élèves sur un événement qui, parfois, leur paraît très lointain et ne leur semble pas les concerner (aux dires de certains de mes élèves). Le fait que des rappeurs s’y intéressent peut insuffler un regain d’intérêt chez eux. D’autant que Médine est réputé pour son grand attachement à l’histoire. Il est également réputé pour écrire des textes très documentés.

Quels que soient leur niveau de scolarisation et les rapports qu’ils entretiennent avec l’institution scolaire, les rappeurs sont fans de littérature et de chanson française et ils s’en inspirent. Leurs textes regorgent de références et d’hommages à nos grands auteurs, romanciers, poètes et chanteurs à texte comme, par exemple, Renaud, Jacques Brel, Georges Brassens, Boris Vian, Victor Hugo, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Voltaire. Ces auteurs et chanteurs font partie de leur patrimoine culturel, aux côtés de grands auteurs étrangers tels que Lewis Carroll. Aussi, des manuels scolaires font figurer, à pied d’égalité, des extraits de chansons, de poésies et de romans appartenant à des genres différents, dont le rap.

Il est donc tout à fait envisageable d’établir un pont entre le rap, la chanson à texte et la littérature française, en préambule à une étude de texte littéraire ou poétique. Les figures de style, les échos sonores, les jeux sur les mots sont légion dans les textes de rap. Pourquoi ne pas les étudier en les comparant à des auteurs plus classiques pour montrer aux élèves que les techniques employées par les uns et par les autres sont finalement les mêmes. Les élèves peuvent également être invités à produire des textes plus ou moins longs, poétiques ou autres (pourquoi pas des parodies, pour rester dans le style provocateur du rap qui plaît tant aux adolescents) en français ou en langues étrangères, qu’ils apprennent ensuite à rapper.

Par ailleurs, les scansions propres au rap sont de fabuleux outils d’apprentissage : le rythme, les rimes et les effets de répétition procurent aux élèves une aide précieuse quand il s’agit de mémoriser. D’où une utilité certaine pour l’apprentissage de règles de grammaire, de formules mathématiques, de dates, etc. Des enseignants ont donc utilisé ces rythmes particuliers en cours de langues, notamment pour apprendre les verbes irréguliers :

Enfin, les enseignants de FLE (Français langue étrangère) et FLS (Français langue seconde) sont de plus en plus nombreux à utiliser le rap dans leurs cours. Parmi ses apports, on trouve principalement la sensibilisation à divers registres de langue, l’apprentissage lexical, phonétique et phonologique, l’apprentissage de techniques poétiques, l’étude de points culturels et sociaux (l’immigration, l’exclusion sociale…).

Quid de la violence exprimée par le rap ?

Peut-on légitimement proposer de tels textes à nos élèves ? Et pourquoi pas ? Après tout, certains de nos plus grands romanciers, poètes et chanteurs « à texte » ont produit eux aussi des œuvres d’une violence certaine qui, en leur temps, ont parfois causé des ennuis à leurs auteurs. Et pourtant, elles sont aujourd’hui considérées comme des éléments majeurs de notre patrimoine culturel. À titre d’exemple, citons La Charogne de Baudelaire, J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian, Lemon incest de Serge Gainsbourg et Le gorille de Georges Brassens. Et puis, comme le dit Valérie Morel, inspectrice pédagogique régionale en éducation musicale, « c’est le rôle du professeur d’expliquer le texte ».

La violence est une composante de la littérature.Booknode

En effet, étudier un mouvement musical exige d’en étudier l’histoire et le contexte social dans lequel il a été produit. Mes recherches m’ont amenée à comprendre que la violence exprimée par le rap n’est somme toute que symbolique et rituelle. La violence symbolique est l’une des composantes de toute société, quels qu’en soient le lieu et l’époque ; elle aide à réguler les tensions du quotidien. Aborder ce point au cours d’une étude de textes de rap me paraît indispensable afin de comprendre l’essence même de cette musique, mais aussi afin d’en dédramatiser, auprès des jeunes comme des adultes, les références violentes qui sont trop souvent prises au premier degré. Ainsi que le souligne le groupe NTM, « Il serait temps de comprendre aussi que NTM n’a l’intention de niquer la mère de personne ». Autrement dit, il est grand temps de réaliser que les insultes proférées dans les textes de rap sont à prendre au second degré, au moins.

Les rappeurs ont pris pour leitmotiv « le savoir est une arme ». Ils font de la connaissance au sens large l’arme suprême grâce à laquelle nous pouvons diriger et assumer notre existence. Par conséquent, quoi de plus logique que d’inviter le rap dans nos séquences pédagogiques pour instruire nos élèves !

Fuente:

https://theconversation.com/quand-le-rap-sinvite-a-lecole-81160

Fuente Imagen: https://lh3.googleusercontent.com/7N4Dczz36M_kNAZFjsnZCpDtGO6xdUToadRj-gJCBnqQsjqcwv30hNisaA0bfkYmGLps0g=s85

 

 

 

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Reseña de la película: Hoy empieza todo

La responsabilidad social de la escuela

Por Enrique Martínez-Salanova Sánchez

hoy-empieza-todo1Sinopsis: En un pequeño pueblo del norte de Francia, el 30% de los 7.000 habitantes está en paro a causa de la crisis de la minería; Daniel, de 40 años, es el director y profesor de la escuela infantil que sin eludir sus propios problemas personales, asume que pertenece a una larga cadena de hombres y mujeres que han luchado durante siglos por sobrevivir en esa lejana y dura región minera. Y decide que no puede hacer otra cosa que seguir esa lucha. Un día, la madre de una de las alumnas llega borracha a la escuela, sufre un colapso y deja allí a su bebe y a su hija de cinco años. El profesor decide tomar cartas en el asunto, y solicita la ayuda de la comunidad y de los padres de sus alumnos. Su trabajo como docente será cuestionado. Refleja toda la problemática de una pequeña comunidad industrial: paro, alcoholismo, desestructuración familiar, abusos… y sobretodo la falta de esperanza en el futuro que aflora de cada uno de estos problemas. De este modo la escuela se convierte en una isla de color donde los niños pueden escapar de la cruda realidad que les envuelve.

Es película de denuncia, utilizando ciertas técnicas cercanas al documental, cumple con todos los objetivos que se marca, constatando la falta de atención de las autoridades e instituciones públicas hacia la educación infantil, la falta de apoyos a las familias más humildes (por la que los niños terminan pagando), revelando repulsivos movimientos político-burocráticos y otras injusticias de diverso pelaje. Es un homenaje a la figura del educador, auténtico héroe aquí, personificada en el protagonista, Daniel Lefebvre (Philippe Torreton), un hombre que emprende una lucha titánica cada día enfrentándose a toda la precariedad que rodea al centro donde imparte sus enseñanzas a niños pequeños, a veces viéndose obligado a ejercer como asistente social, y luchando contra la miseria moral y material de algunos de los familiares de los alumnos.

El profesor es un hombre extremadamente amable y paciente, pero no duda en ponerse firme para defender sus convicciones en determinados momentos. La ingente cantidad de problemas que se ciernen sobre él le harán flaquear en su contienda cotidiana para sacar adelante a sus pupilos y su vida personal, que también atraviesa por diversas dificultades. Cansado de cargar con semejante peso, Daniel llega a plantearse la posibilidad de dejarlo todo y claudicar, algo a lo que finalmente renunciará gracias al apoyo de la familia y de los amigos.

Premios: Destacan el Premio de la Crítica Internacional del Festival de Berlín y Premio del Público en el Festival de San Sebastián. Hay que señalar que obtuvo diversos premios en sindicatos de enseñanza.

El ambiente escolar en la película
«El protagonista y los admirables profesores que le ayudan asumirán sus contradicciones, los múltiples problemas afectivos de su vida cotidiana y se dedicarán con tanta furia contra las instituciones oficiales como auténtico amor y respeto hacia los críos en la complicadísima labor de enseñar a los niños, de cubrir las necesidades de su estómago, de espantar los ogros ficticios y reales de su desamparada vida». (de una crítica de Carlos Boyero)
«La forma en que la cámara se introduce en las clases, moviéndose entre decenas de niños, y sin perder jamás el punto de vista ni desorientar al espectador, es un prodigio que quizá los seguidores de un cine más mecánico y espectacular deberían empezar a comprender y apreciar como una forma de representación insuperable, pues su base, sus cimientos, son las personas, la gente real, y nada puede superar la poesía de una mirada que sabe extraer de la realidad tanta esperanza. En ocasiones los actores se dirigen a la cámara y hablan de sus experiencias (pues algunos son profesores auténticos y no actores profesionales), y esto en lugar de romper el continuo secuencial, su poder hipnótico, lo enriquece con la invitación a lo que no es ficción». (de una crítica de Adrián Massanet)

«Uno de los grandes aciertos de la película es combinar el exterior del aula (inspección, educadores sociales, ámbito socio-económico) con el interior del aula (corros, juegos, canciones con el profesor, fiestas escolares). Parece como si la escuela fuese el único lugar donde todos los alumnos son iguales, el único lugar donde se defienden los derechos del niño, donde juegan, aprenden y son felices. La escuela es como un jardín aislado de los vientos fríos de la sociedad en la que viven». (De un curso del Centro de Profesores y Recursos de Badajoz).

Cuando Daniel Lefevre, el director de la escuela irrumpe en el Ayuntamiento para hablar con el Alcalde, este le dice: «que los padres sean responsables» y Lefevre contesta «¿y qué hacemos con los niños?».

La escuela comprometida con el entorno social

El compromiso de la escuela de hoy no puede ser solamente con el alumnado, sus familias y el entorno que la rodea, y va más allá de lo puramente académico, pues está inserta en una problemática global que lucha contra cualquier forma de manifestación violenta (racismo, sexismo…) dentro y fuera de sus aulas. Una Escuela comprometida con los valores democráticos fomenta la participación de las familias implicándolas en el objetivo de hacer una escuela para todos y aspira a trasmitir modelos de vida, valores desde un punto de vista sociológico.

El profesorado tiene que buscar los medios que permitan la participación consensuada de los miembros de la comunidad escolar, y la creación de un clima de bienestar y seguridad en el centro. Dicha comunidad escolar, en colaboración con otros agentes sociales deben crear una conciencia colectiva en favor de una cultura de Paz, entendida como el proceso de realización de justicia en los distintos niveles de relación humana: afrontar y resolver los conflictos de forma no violenta, de manera armónica. Un nuevo estilo de vida y una nueva estrategia para transformar la sociedad de hoy, la sociedad del conocimiento.

La escuela es uno de los instrumentos de transmisión de los valores democráticos y la educación, en conjunto con el resto de la sociedad, el agente más importante para el cambio cultural y el progreso social, ya que permite el desarrollo integral de la persona, la conciencia sobre los problemas sociales y la búsqueda y puesta en práctica de soluciones adecuadas.

Situando esta reflexión en el terreno de lo que debe ser una escuela en su entorno, la escuela, la comunidad educativa, deben ser un actor más en la sociedad, en la que todos somos responsables, familias, administración, medios de comunicación, servicios sociales y sanitarios, agentes sociales, gestores de medio ambiente, empresas, etc. Aún así, la escuela no debe excusar su responsabilidad, pues en torno a ella se mueven las familias y la comunidad, ni los profesores la suya, pues son profesionales no solamente para la instrucción de sus alumnos sino también de su educación.

Fuente: http://www.uhu.es/cine.educacion/cineyeducacion/temashoyempiezatodo.htm

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Francia:Plaidoyer pour une éducation basée sur l’intelligence émotionnelle

Europa/Francia/Julio del 2017/Noticias/https://theconversation.com/

Un enfant anxieux et constamment embourbé dans ses propres peurs, peut complètement passer à côté de sa scolarité, échouant aux examens et, plus tard, dans sa vie professionnelle et personnelle. Mais heureusement pour lui, nous avons découvert un antidote à ce mal qui ronge petit à petit sa tête et son corps.

L’intelligence émotionnelle, une capacité mentale abrégé en QE (la première pour quotient, la deuxième pour émotionnel), permet de réguler efficacement nos émotions pour mieux appréhender certaines situations stressantes, voire paralysantes.

De nombreux résultats de recherche académiques montrent en effet qu’il est primordial, pour l’équilibre émotionnel des enfants et leur rapport a leurs peurs, de développer leur QE chez eux à la maison (principalement à travers la relation que leurs parents entretiennent avec eux), mais aussi à l’école, l’endroit où ils passent la plus grande partie de leur temps et où ils expérimentent l’essence même des relations sociales et des émotions qui vont avec.

À mon sens, c’est là où la malléabilité cérébrale de l’enfant est à son apogée (de la maternelle au lycée), que nous devons agir et réfléchir à la mise ne place de programmes de développement des compétences émotionnelles.

Chez 22 000 lycées américains, 75 % ont des ressentis négatifs

Ces programmes doivent permettre à l’individu en construction de lutter efficacement contre ses peurs et ses angoisses infondées. C’est sur ce socle psychiquement solide que prendra appui l’enfant pour se dresser, grandir et se transformer en adulte « bien dans ses pompes ».

Comme souvent, les États-Unis montrent la voie. Ainsi y a-t-il eu l’« appel » du 24 octobre 2015 dans le Connecticut. Un événement réunissant jeunes élèves, parents, professeurs, éducateurs, chefs d’établissements publics et privés, et chercheurs sur le QE s’est tenu ce jour-là dans un auditorium de la prestigieuse université de Yale.

Ce sommet avait pour nom « Emotion Revolution » et avait pour objectif de réveiller les consciences sur le rôle primordial que jouent les émotions dans l’éducation de nos enfants.

Une élève de la East Hartford High School, relatant son expérience du programme Emotion Revolution. CT Senate Democrats/FlickrCC BY-NC-ND

Une étude menée sur 22 000 lycéens américains fut notamment présentée. Interrogés sur la manière dont ils se sentent à l’école, 75 % d’entre eux répondent qu’ils ont des ressentis négatifs. Les trois premiers mots qui leur viennent en tête sont : fatigue (39 %), stress (29 %) et ennui (26 %).

Ceux qui ont affaire à des enseignants peu émotionnels, peu aidants et plutôt cassants ressentent de la peur, du désespoir et de la solitude, ce qui peut impacter négativement leur parcours scolaire, leur santé et, à terme, leur entrée dans la vie active.

Quand on leur demande comment ils voudraient idéalement se sentir au lycée, sortent de leurs bouches les mots : joie, excitation et l’idée d’être « réénergisés » par leurs professeurs, comme des batteries à plat qu’on rebranche au secteur.

Ceux qui se trouvent face à des profs engagés, émotionnellement positifs, délivrant des cours jugés utiles et pertinents, expérimentent en effet beaucoup plus d’émotions positives que la moyenne (intérêt, respect, joie) ; ce qui améliore grandement leur apprentissage et les maintient dans une bonne condition mentale et physique.

Pour une refondation éducative

Au moment de baisser le rideau, les organisateurs de cette journée ont donc appelé les chefs d’établissement à une refondation éducative, en les invitant à mettre en place des programmes pédagogiques innovants pour mener à bien cette « révolution émotion » dans la tête et le corps des enfants et adolescents.

Le programme d’apprentissage SEL (Social and Emotional Learning) a été cité à de nombreuses reprises. Il vise à éduquer émotionnellement les enfants de la pré-maternelle au lycée et est en plein développement dans les écoles américaines. Plus de la moitié d’entre elles l’ont déjà adopté.

L’apprentissage de l’intelligence émotionnelle bénéficierait à tous, élèves comme professeurs.NWABR/FlickrCC BY

Il serait souhaitable que ce type de programme puisse pénétrer les murs opaques et rationnels de la sacro-sainte Éducation nationale française, qui concentre surtout son enseignement sur le développement intellectuel de l’enfant (connaissances). Le développement physique et artistique n’étant que peu développé, et le développement social et émotionnel encore moins.

Pourtant, mettre en place un apprentissage autour du QE ferait le plus grand bien à tous, enseignants comme élèves. En maternelle, il est certes important que votre enfant connaisse quelques lettres et chiffres, qu’il soit propre et poli, qu’il sache s’habiller seul, mais aussi qu’il maîtrise des habiletés sociales et émotionnelles.

Apparu à la fin des années 1990, le SEL plonge les jeunes dans un environnement d’apprentissage qui favorise l’interaction sociale. L’objectif étant de les encourager à créer et à tisser des liens avec autrui, à être collaboratifs, à exprimer leurs émotions, à communiquer efficacement leurs besoins et leurs intentions tout en étant attentifs aux besoins d’autrui, à chercher le consensus, à gérer le conflit et à affronter leurs peurs. Rien de tel pour parfaire sa connaissance de soi et des autres !

Des enfants qui vont mieux et ont de meilleurs résultats

Pour ce faire, plusieurs méthodes sont mises en place, comme des jeux de rôle, des activités artistiques, des stimulations sensorielles, ou encore des jeux dramatiques. Avec, en filigrane, l’utilisation récurrente d’outils numériques et des nouvelles technologies.

Des chercheurs se sont intéressés aux bienfaits concrets de ce programme. Ils ont compilé pas moins de 213 études scientifiques sur le sujet (75 % d’entre elles ont été publiées au cours des vingt dernières années), impliquant 270 034 enfants (57 % d’enfants en maternelle et primaire, 31 % de collégiens, et 13 % de lycéens).

Leur conclusion est sans appel : les enfants ayant suivi un programme SEL ont développé significativement leurs compétences émotionnelles. Il apparaît notamment qu’ils sont capables, bien plus que ceux ayant suivi un cursus scolaire standard, de réguler leurs émotions, de savoir attendre leur tour, de gérer leur anxiété, leur stress, et de résoudre les conflits en négociant plus subtilement et habilement.

Des élèves qui vivent mieux… heureux, tout simplement. OakleyOriginals/FlickrCC BY

Ils sont plus empathiques, détectent plus facilement les émotions chez eux et chez autrui, sont de manière générale plus positifs et plus respectueux. Ils sont aussi moins sujets à la dépression, moins agressifs et violents. Ils commettent moins d’actes de délinquance. Ils ont plus confiance en eux, affirment leur « leadership », prennent plus facilement des décisions « responsables » sans peur de l’échec, développent un goût prononcé pour la justice sociale et, comme dirait Jean-Pierre Bacri, un certain goût des autres.

Ils ont en outre de meilleurs résultats scolaires que la moyenne. Les chercheurs ont même pu chiffrer leur progression académique : un enfant ayant suivi un programme SEL augmente de 11 % ses notes en maths et en lecture. Une étude complémentaire menée sur 667 lycéens révèle que ceux au QE élevé obtiennent des meilleurs scores de GPA – qui compte pour accéder aux universités les plus prestigieuses aux États-Unis.

Notez que tous ces effets bénéfiques – que l’enfant ait suivi le programme SEL quelques mois seulement ou un an ou plus – durent dans le temps. D’ailleurs, une étude a révélé que des programmes semblables au SEL, mis en place dans 13 classes « tests » pendant six semaines, ont permis d’augmenter significativement le QE des élèves, améliorant de fait leur capacité à gérer leur anxiété et à se montrer adaptables à leur environnement.

Développer l’émotionnel reviendrait à diminuer les coûts de santé

Pour mettre en place de tels programmes, pas besoin de faire appel à une équipe de choc. Les chercheurs montrent en effet que dans les écoles, l’équipe en place est tout à fait capable, à condition d’être formée en amont.

D’ailleurs, lorsque le programme est porté par le personnel existant, celui-ci est encore plus efficace que si l’école avait mandaté des prestataires extérieurs. Les chercheurs ont également démontré qu’il est aussi efficace dans les écoles en ville, en banlieue et en province : pas d’élitisme donc à adopter ce type de pédagogie !

Ce type de formation apporte également des bénéfices sur le long terme. Une étude récente menée en Belgique a démontré qu’inclure une formation visant à développer les compétences émotionnelles dans les écoles permet d’augmenter de 10 % le score de QE des élèves et reviendrait à diminuer, à terme, les coûts en soins de santé de 10 % !

Rendez-vous compte : éduquer émotionnellement nos enfants pourrait contribuer à réduire le déficit de la Sécurité sociale, largement creusé par les troubles anxieux que rencontrent beaucoup d’entre nous (et leurs effets secondaires, notamment somatiques) !

Qu’attendons-nous pour promouvoir cette intelligence si utile au XXIesiècle et qui ne requiert pas la mise en place de dispositifs lourds et coûteux ?

Fuente :

https://theconversation.com/plaidoyer-pour-une-education-basee-sur-lintelligence-emotionnelle-81235

Fuente Imagen.

https://lh3.googleusercontent.com/h6YAQgd-bjzNieM9LGMCusIQ9TBaUVDvk1FJW6c1WiHaEKVYVkkSqyfM5ZtvM6121CKBLDg=s85

 

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España: Las redes sociales como aliadas educativas

Por: El diario de la educación/Jesús Joven Trasobares/ 28-07-2017/

Los colegios son fiel reflejo de lo que sucede en la sociedad y en este momento 2 de cada 3 jóvenes de entre 10 y 16 años tiene smartphone.

Pasada la medianoche del 6 de octubre de 2009, Kevin Systrom y Mike Krieger, publicaron la app de “telegrama instantáneo” (Instagram). Una red social que permitía realizar la función de colgar fotos y comentarlas. Esa misma noche, Instagram ya tenía más de 10.000 seguidores; en una semana se multiplicaron por diez y en diciembre habían alcanzado el millón. Cuando tres años después Facebook compró la empresa, ya tenían 30 millones de seguidores. “Insta”, como la llaman nuestros alumnos y alumnas adolescentes es, seguida de Snapchat, la red más popular entre ellos porque, como dice su publicidad: “La vida es más divertida cuando vives el momento”. Su inmediatez, junto con el hecho, en el caso de la segunda, de ser aparentemente efímera, las hace casi irresistibles entre ellos.

Cuando en el curso 2015-2016 nos decidimos a dejar abierta la wifi del vestíbulo del colegio, vimos cómo, semana a semana, eran más y más los alumnos que se sentaban allí con su smartphone durante los recreos. Es tal la fascinación que despiertan las redes entre nuestros jóvenes que no podíamos mirar para otro lado. Basta un dato para hacernos una idea de la dimensión que han alcanzado: en 2017 Snapchat tiene 166 millones de usuarios activos a diario y sigue creciendo de forma imparable. En una situación como esta, lo que tenía sentido, era aliarnos con su uso y sacarle todo el partido posible. Así fue como ese mismo curso creamos el proyecto: “El uso saludable de las redes sociales en el entorno escolar”. Era obvio que nuestro alumnado hacía uso de las redes, pero no lo era tanto que hicieran un buen uso, así que, era un buen momento para transmitir buenas prácticas y para que la educación en valores que incorporamos en nuestro proyecto educativo fuese extensible al ámbito de la realidad virtual. Sí, virtual, pero no por eso menos real que lo que sucede a diario en las aulas, pasillos, patios, etc., del colegio y es en ella, donde se van a dar de forma cada vez más frecuente, los problemas de convivencia entre nuestro alumnado, entre ellos, el ciberbullying.

Creamos nuestras propias cuentas en las redes como la mejor manera de difundir mensajes como: “¿Y si además de para chatear, utilizaras WhatsApp para leer libros? En Brasil ya lo hacen y mola muchísimo…” o también: “¿Cuántos de tus amigos tienen la contraseña de tu móvil? Las passwords son personales. No se las des a tus colegas”. Nuestro lenguaje era claro y directo, próximo al suyo y en el soporte que ellos más usan, era la manera de llegar y de que fuésemos escuchados.

Después fueron llegando las charlas y talleres donde tomaron conciencia de algunos de los riesgos de las redes y adquirieron herramientas para saber dar respuesta a situaciones no deseadas. Nuestros consejos y trucos a través de nuestras cuentas les fueron acompañando y la presencia de ponentes cercanos a ellos, a su forma de sentir y pensar, les enseñó lo que saben las grandes corporaciones de nosotros y cómo la huella digital deja un rastro casi permanente, cargado de información personal que será usada por las compañías. “Que sepáis –se les dijo en una de ellas– que lo primero que van a hacer muchas de las empresas que vayan a contrataros, es mirar vuestras cuentas para tener toda la información que puedan de vosotros”. Fue en el marco de este proyecto donde convocamos el primer concurso de booktubers del colegio. Todo un éxito creativo, alejado del estereotipo de youtuber que se está imponiendo entre los jóvenes como paradigma del emprendimiento digital a cualquier precio.

Los mensajes fueron calando y los seguidores creciendo; así que, en el curso 2016-2017, el proyecto se ha hecho extensible a todos los centros de FUHEM, con nuevas cuentas, incluyendo las de Instagram que gestionan los propios alumnos y alumnas. Hemos aprovechado para recordarles uno de los lemas del Día Internacional de la Internet Segura: “Piénsalo antes”, con el que han aprendido que se pierde el control, de forma permanente, de todo lo que suben en su cuenta. Si no dejas la puerta de casa abierta –les decimos–, ¿por qué mostrar a otros aquello que no quieres que te “roben”?

Los colegios son fiel reflejo de lo que sucede en la sociedad y en este momento 2 de cada 3 jóvenes de entre 10 y 16 años tienesmartphone. Muchos de ellos y ellas admiten haber utilizado el teléfono para hacerse fotos o vídeos provocativos y todavía son más los que han recibido alguna vez este tipo de contenidos. Nuestro alumnado tiene una percepción errónea de lo que puede suponer esta práctica, porque confía plenamente en la discreción de sus compañeros entre los que se desea ganar aceptación con una imagen sin pensar en las consecuencias que pueden tener para sus vidas esta práctica. Con esa imagen acaban de abrir la puerta a situaciones de ciberbullying,grooming, etc., que les pueden hacer muy vulnerables. Los mensajes que les hemos transmitido han sido claros y se resumen en uno: “No hagas por Internet lo que no te atreverías hacer a la cara” y es que, a menudo, se les olvida que las redes las contemplan muchas más personas que sus amigos y que estos también pueden meter la pata.

Pero no hemos demonizado las redes, nuestro esfuerzo ha perseguido que nuestros alumnado tenga un referente positivo y que la brecha que separa la forma de relacionarse de los hijos con sus familias se reduzca. Queremos que nuestros alumnos y alumnas sean ciudadanos digitales responsables, consiguiendo que valores como el respeto, la tolerancia, la empatía, etc., que adquieren a menudo en la realidad física, estén también presentes en la realidad virtual porque nuestra sociedad, y no digamos la de los jóvenes, es cada vez más digital e interconectada, pero a su vez, está cargada de enormes retos y también de riesgos. Para ello es necesario dotar de competencias a los nuevos ciudadanos en red y educar en la cultura de la privacidad y la responsabilidad. Ahora más que nunca es el momento para ello.

Jesús Joven Trasobares. Director Colegio Montserrat de FUHEM

*Fuente: http://eldiariodelaeducacion.com/blog/2017/06/26/las-redes-sociales-como-aliadas-educativas/

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Serbia es el 67º país que se adhiere a la Declaración sobre Escuelas Seguras

Internacional de la Educación

La Internacional de la Educación acoge con satisfacción la decisión de Serbia de adherirse a la Declaración sobre Escuelas Seguras, con la que asume el compromiso de proteger a los estudiantes, los docentes, las escuelas y las universidades en tiempos de guerra.

El 18 del pasado mes de julio, Serbia se convirtió en el 67º país que adhiere a la Declaración sobre Escuelas Seguras, sumándose así al compromiso político de los Estados de proteger la educación en situación de conflictos armados, indicó la Coalición Internacional para Proteger la Educación de Ataques (GCPEA, por sus siglas en inglés). Entre los países que conformaban la antigua Yugoslavia, tanto Montenegro como Eslovenia ya se han adherido a la Declaración.

Los países se comprometen a fortalecer la supervisión y denuncia de los ataques a la educación; mejorar la revelación de los ataques perpetrados y prestar apoyo a las víctimas; promover políticas “sensibles a los conflictos” que velen por que ni el contenido ni la impartición de la educación se conviertan en instigadores ni dinámicas de conflicto; y tomar medidas para asegurar la continuación de una educación segura, incluyendo la reconstrucción de las escuelas.

Además, se comprometen a respaldar y utilizar las Directrices para prevenir el uso militar de escuelas y universidades durante conflictos armados con el fin de contener la utilización de las instituciones educativas como cuarteles y bases, almacenes de armas, centros de detención e interrogatorio y otros fines militares. Tales usos por parte de las partes armadas pueden dañar la infraestructura de las instituciones educativas, provocando un mayor cierre de escuelas y las convierten en blanco de los ataques de las fuerzas opuestas, poniendo en grave peligro la vida de estudiantes y docentes.

Antecedentes

Las Directrices fueron elaboradas mediante un proceso encabezado por la coalición GCPEA y completado por los Estados, con Noruega y Argentina como baluartes, en diciembre de 2014. El 29 de mayo de 2015, la Declaración sobre Escuelas Seguras fue abierta a la adhesión en la Primera Conferencia Internacional sobre Escuelas Seguras en Oslo. La Segunda Conferencia Internacional sobre Escuelas Seguras se celebró en Buenos Aires en marzo de 2017.

El apoyo a la Declaración ha generado un impulso considerable en los últimos dos años: en su informe de mayo de 2017 al Consejo de Seguridad sobre la protección de la población civil durante los conflictos armados, el Secretario General de las Naciones Unidas instó a todos los Estados miembros a adherirse a la Declaración.

La Coalición Internacional para Proteger la Educación de Ataques (GCPEA) es una alianza única en su género de organizaciones internacionales, entre las que se cuentan Human Rights Watch, el Fondo de Rescate Académico del Instituto de Educación Internacional, Proteger la educación en situaciones de inseguridad y conflicto (PEIC), Save the Children, la Red Académicos en Riesgo (SAR), ACNUR, UNICEF y la UNESCO.

Fuente: https://www.ei-ie.org/spa/detail/15256/serbia-es-el-67%C2%BA-pa%C3%ADs-que-se-adhiere-a-la-declaraci%C3%B3n-sobre-escuelas-seguras

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‘Smart cities’ y otros nuevos grados de las universidades españolas

Los centros públicos y privados lanzan 58 carreras más respecto a 2015-2016, de las que solo una docena son de nueva creación

Europa/España/ElPais.com

Las universidades españolas imparten este curso 2.781 grados y 3.772 másteres oficiales, según las estadísticas del Ministerio de Educación. ¿Muchos? Sí, incluso demasiados según a quién se le pregunte. ¿Nuevos? Hay 58 grados más y 10 másteres menos respecto a 2015-2016. Y 184 nuevas propuestas de título valoradas por la Agencia Nacional de Evaluación de la Calidad y Acreditación(ANECA) durante este año. ¿Novedosos? “Un puñado de ellos”, contesta Juan Hernández, profesor de economía de la Universidad de Jaén, coautor de los anuarios La Universidad española en cifras. “Quizás 10 o 12, pero es un dato sin mucha validez”, responde.

Se refiere a títulos “más de tendencia”, a pie de cambio tecnológico, que buscan dar respuesta a las nuevas demandas sociales. Biotecnología, bioinformática, big datasmart cities, entornos digitales aplicados a las humanidades, el arte o el diseño. Impartidos sobre todo por siete u ocho universidades más activas y punteras. Para grupos de no más de 50 alumnos. “Las carreras con más alumnos siguen siendo Magisterio y Derecho”, recuerda Hernández; polivalentes como ADE (Administración y Dirección de Empresas); clásicas como una Ingeniería Industrial. “En España seguimos siendo muy tradicionales”.

La Universidad Autónoma de Barcelona (UAB) lanzará en 2017-2018 un grado en Gestión de Ciudades Inteligentes y Sostenibles –Smart Cities-, “que formará a profesionales capaces de comprender, gestionar y contribuir a gobernar las nuevas realidades urbanas que emergen de las profundas transformaciones económicas, sociales y tecnológicas asociadas a la globalización. Los estudiantes recibirán una formación mixta a partir de los estudios de ingeniería, geografía urbana y geoinformación”, explican en la institución. “Hemos hablado con los empleadores; uno de ellos había tenido un cargo político de planificación territorial en la Generalitat y nos comentaba lo difícil que era sentar a la misma mesa a geógrafos e ingenieros y que hablaran un lenguaje común”, cuenta Joan Carbonell, decano de la Facultad de Filosofía y Letras.

Esta vocación mestiza, interdisciplinar, que tiende puentes y abrocha áreas de conocimiento que tradicionalmente discurrían en paralelo, sin tocarse, es fundamental, en opinión de Carbonell, para abordar un futuro cambiante que demanda nuevos perfiles profesionales. “Historia no es un grado que haya surgido de las necesidades actuales, y va a existir siempre; pero hay otros de nuevo cuño que pueden ser más coyunturales”, defiende. Están unos años, 10, 15, los que haga falta, para formar a nuevos perfiles, y “cuando el mercado esté saturado, podemos tener la libertad de eliminarlos, o de transformarlos en función del momento”, argumenta.

Como la Universidad Internacional de Cataluña (UIC), con su nuevo grado en Bioingeniería con menciones en Prótesis y Órtesis Dental y del Aparato Locomotor. “El sector de prótesis y órtesis ha evolucionado tanto en tecnología y materiales que muchas empresas españolas han de irse a Suecia o Estados Unidos a fabricarlas, con la consiguiente pérdida de competitividad”, justifica el rector, Xavier Gil, la creación de un grado que, una vez más, mezcla ciencia y tecnología, ser humano y atención clínica. Como el de Bioinformáticacoordinado por la ­ESCI-UPF, con la participación de la Universidad de Barcelona (UB), la Universidad Politécnica de Cataluña (UPC) y, en breve, la UAB, según está previsto, y en marcha este curso 2016-2017, que reúne “las habilidades matemáticas, la modelización computacional y el conocimiento biológico con especial énfasis en las aplicaciones biomédicas”.

ESCI-UPF e IAAC (Institut d’Arquitectura Avançada de Catalunya) lanzarán en 2018-2019 una nueva carrera de grado, en inglés, en Urban Sciences, que busca “producir conocimiento teórico y práctico que contribuya a comprender y resolver los problemas urbanos en la sociedad contemporánea”. Historia, economía, sociología, administración, arquitectura, ingeniería de transporte, ecología informática, ciencias urbanas.

Colaboración

Las instituciones catalanas de formación superior están siendo ejemplo de colaboración, entre ellas y con otras. “Tenemos en proyecto combinar estudios científicos y humanísticos con la Autónoma de Madrid, la Pompeu Fabra y la Carlos III”, aún muy en pañales, según avanzan desde la UAB. También están especialmente activas en el lanzamiento de nuevos títulos: 28 grados (y 46 másteres) para 2017-2018, según ha programado el Consejo Interuniversitario de Cataluña. No es la única estrategia. La política de la Universidad Politécnica de Valencia (UPV), por ejemplo, ha sido reducir más del 25% de sus títulos con la llegada de Bolonia. “Eliminamos los que no tenían demanda y fusionamos otros”, recuerda el vicerrector de Estudios, Calidad y Acreditación, Miguel Ángel Fernández Prada. Y han creado solo cuatro grados nuevos desde 2010, incluido el de este curso: Diseño y Tecnologías Creativas.

“Ser la primera promoción de unos estudios siempre marca mucho”, alienta Nacho Dualde, gerente de ESCI-UPF. Pero también tiene sus inconvenientes, como algunos posibles desajustes en el engranaje, que se van limando con el rodaje, y el vértigo que da empezar algo que antes no existía. Los portavoces universitarios se apresuran a minimizar los riesgos. “Hemos hecho estudios externos para asegurar la demanda y la posibilidad de empleo de nuestros estudiantes”, asegura Fernández Prada sobre el nuevo grado de la UPV en Tecnologías Interactivas, previsto para 2017-2018 en su escuela de Gandía. La Universidad Rey Juan Carlos (URJC) fundamentó su grado en Lengua de Signos Española y Comunidad Sorda en la información técnica del Real Patronato sobre la Discapacidad, con las aportaciones de la Federación Española de Intérpretes de Lengua de Signos y de guías-intérpretes.

El grado en Ciencias Gastronómicas de la Universidad de Valencia (UV) “se puso a instancias de y en colaboración con entidades públicas y privadas de nuestro entorno”, apostilla Isabel Vázquez, vicerrectora de Estudios de Grado y Política Lingüística. La Federación Empresarial de Hostelería valenciana, el Ayuntamiento de Valencia, la Agencia Valenciana de Turismo, MercaValencia, los consejos reguladores. La Universitat Oberta de Catalunya (UOC) se ha aliado con el Museo de Arte Contemporáneo Reina Sofía como “socio potente” para su flamante grado en Artes. “No deja de ser una prueba innovadora, y estar en esto con uno de los museos de arte contemporáneo más importantes de Europa nos aporta seguridad y confianza”, afirma Carles Sigalés, vicerrector de Docencia y Aprendizaje.

Prudencia en los ámbitos emergentes

“Los grados son ofertas más estables y asentadas, menos arriesgadas; son la base de la formación, han de tener una mayor continuidad”, dice Sigalés, y comparte la totalidad de las autoridades académicas consultadas. “Andar con pies de plomo” es la expresión más recurrente. Lo que no quiere decir que no se rastree en busca de titulaciones en “ámbitos emergentes” que comienzan a tener demanda y requieren una “formación interdisciplinar” de nuevo cuño. Pero con prudencia. “La proliferación de titulaciones creo que tiene más sentido en los másteres; en los grados hemos de ser cautos”, aconseja Carlos Andradas, rector de la Complutense (UCM). Su universidad comenzó a tantear el mundo de los videojuegos con un título propio; tuvo aceptación, así que lo convirtió en máster oficial, y, desde hace un par de cursos, en un grado.

A veces resulta difícil encontrar al profesorado adecuado; en otras ocasiones la complicación está en lograr que los docentes también sean interdisciplinares y trabajen coordinadamente con otros departamentos; en otras, el principal problema estriba en poder pagarles. Pero se va avanzando. La UV anuncia para 2018-2019 su grado en Ciencias de Datos, con materias de biomedicina, economía, estadística, ingeniería informática, electrónica, derecho y protección de datos. La Carlos III (UC3M) ofrecerá el próximo curso un grado en Gestión de la Información y Contenidos Digitales: análisis estadístico de datos, arquitectura de la información, bases de datos, posicionamiento web, técnicas métricas.

La UCM está apostando por dobles grados más que por títulos nuevos: su tándem de Matemáticas y Física lleva varios cursos siendo la carrera con mayor nota de corte de España. Mientras que la Escuela Técnica Superior de Ingeniería de la Universidad Pontificia de Comillas, Comillas ICAI, presenta su doblete Telecomunicaciones más Business Analytics para 2017-2018. La Universidad Europea (UEM) está tirando de ambas fórmulas: en su oferta académica puede verse un doble grado en Ingeniería Matemática aplicada al análisis de datos más una Ingeniería Informática, conviviendo con un grado en Diseño de Videojuegos y otro en Animación. “No se trata de que los nuevos títulos vengan a sustituir a los tradicionales”, advierte Fernández Prada. “Son un además de. Bellas Artes, ADE, Informática, Derecho, Medicina… van a continuar”, matiza. “¿Un consejo a los futuros estudiantes? Que hagan lo que les gusta, y que apuesten por estudios sólidos que les permitan ir evolucionando; dentro de 10 años habrá profesiones que aún no tienen ni nombre”, concluye Andradas.

Abiertos y de tres años

En 2017-2018 habrá algunos grados de tres años (según la fórmula 3+2, frente a la 4+1 que hasta ahora era la única que se aplicaba en el sistema universitario español). Se trata, en todos los casos, de titulaciones de nuevo cuño (una de ellas será el grado en smart cities de la Universidad Autónoma de Barcelona), la mayoría de ellas lanzadas por universidades catalanas. También aumentarán los grados abiertos, que permiten escoger asignaturas de diferentes disciplinas el primer año, y en los que la Pompeu Fabra fue pionera, seguida por la madrileña Carlos III, y, desde este curso, por la UAB y su grado abierto en Lenguas y Literaturas: son cinco filologías que el alumno podrá combinar durante su primer año académico. Francés y clásicas, francés y español. En segundo le tocará al alumno decidirse por una de ellas. Es la fórmula del sistema estado­unidense, de retrasar la decisión un año, después de haber podido picotear varias opciones para decantarse finalmente por una.

MÁSTERES PARA EXPERIMENTAR

  • Comillas ICAI anuncia para 2017-2018 el primer máster de Industria 4.0 del mundo. “Los ­cambios tecnológicos y científicos se aceleran y esa ola está llegando a la industria; no tenemos profesionales preparados, todo es nuevo”, resume su director, ­Mariano Ventosa. Es un título propio, que es la fórmula que las universidades suelen utilizar para experimentar, para arriesgar. “Diseñar, lanzar e ir actualizando un máster oficial lleva el doble de tiempo. Si queremos estar en la cresta de la ola del cambio tecnológico, ahora mismo no nos podemos someter a los mecanismos de revisión de una titulación oficial”, zanja. “Si el diseño de las asignaturas y los contenidos se estabilizan, lo pasaremos a máster oficial, es nuestra vocación”, añade. Incluso podría terminar siendo un grado, quién sabe.
  • Si la creación de este máster, en inglés, ha sido uno de los objetivos de la cátedra de Industria Conectada de Comillas ICAI, en la que participan unas 10 empresas industriales y tecnológicas, el MBA Fashion & Law del Centro de Estudios Garrigues, con igual vocación internacional, emana directamente «de las necesidades que transmiten las empresas», asegura su directora académica, Vanessa Izquierdo. «Nos suelen comentar que, aunque existen másteres en comunicación de moda, no encuentran perfiles formados desde una perspectiva interdisciplinar y global, con capacidad de gestión», prosigue Izquierdo. «Vamos muy de la mano de las nuevas demandas y necesidades; nos fijamos mucho en lo que nos piden los alumnos; así ha surgido nuestro nuevo máster en emprendeduría e innovación«, incide en la idea Irene Vilà, directora de la Escuela de Posgrado de EAE en Madrid.
  • Hablando de dar respuestas a lo que se cuece socialmente, el Instituto de Estudios Bursátiles (IEB) ha incorporado la especialización en derecho penaleconómico a su máster de acceso a la abogacía. “De plena actualidad por los casos de corrupción y malversación que han aparecido en nuestra sociedad”, dicen. ¿Argumentos para su puesta en marcha? Posibilidad de empleo y diferenciación de la oferta (dos conceptos muy repetidos por todos los entrevistados), según lo plantea Álvaro Rico, secretario general y coordinador académico. El IEB baraja, ya para 2018-2019, un programa especializado en start-ups y otro en tecnologías. “Los grados son más generalistas, consolidan una posición”, en palabras de Rafael Crespo, vicerrector de posgrado de la Universidad de Valencia (UV). “La especialización se da en los másteres”, diferencia Eugenio Lanzadera, secretario general de la Universidad a Distancia de Madrid (Udima), que ofrece un máster en estudios chinos, título conjunto con la URJC, y prepara otro sobre big data. Están más cerca de las nuevas profesiones y es donde más se innova, según viene a decir.
  • Un buen ramillete de nuevos títulos de la UEM ostenta ya la coletilla digital: Salud Digital; Diseño y Desarrollo de Videojuegos y Contenidos Digitales; Diseño Arquitectónico Digital. Nuevos másteres de la UOC versarán sobre marketing y periodismo digital y sobre cloud computing y Consultoría de Tecnologías de la Información (este como título propio). La UV jubila los másteres que se van quedando obsoletos y los sustituye por otros más actualizados: uno en ciencia de datos puesto en marcha este curso; otro entecnologías web, computación en la nube y aplicaciones móviles, que comenzará a andar el que viene.
  • La UAB ofrecía un máster titulado Grandes Temas de la Filosofía Actual, con escaso número de matriculados, según reconoce Joan Carbonell, decano de la Facultad de Filosofía y Letras. “Tenía más sentido eliminarlo y sacar un título de filosofía aplicada, de ética aplicada a problemas actuales”, razona el decano. De esta reflexión salió un máster en filosofía aplicada que arrancará en 2017-2018: formación en bioética, ética animal, ética empresarial, ética feminista, estética aplicada y filosofía de la ciencia y la tecnología. Se trata de “demostrar para qué sirve la filosofía”, dice Carbonell. “No me disgusta el verbo servir, servir para algo, en el buen sentido”, agrega. “La filosofía es una rama de conocimiento importante, con una repercusión real en los problemas de cada día”, defiende.

Fuente: https://economia.elpais.com/economia/2017/05/31/actualidad/1496244538_656323.html

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Holanda: Education minister loses fight against Amsterdam Islamic high school

Europa/Holanda/dutchnews.nl

Resumen: El tribunal administrativo más alto de los Países Bajos ordenó el miércoles al Ministerio de Educación que financie una segunda escuela secundaria islámica en Holanda. El Consejo de Estado dictaminó que la ministra de Educación Sander Dekker debe proporcionar fondos para la escuela, que la fundación de educación islámica de Amsterdam SIO quiere establecer. Las escuelas de fé financiadas por el Estado son sancionadas en los Países Bajos bajo las reglas de la libertad de educación, si tienen suficientes alumnos y cumplen con las normas apropiadas. Dekker se negó a asignar fondos para la escuela el año pasado, porque un miembro del consejo directivo de dicha institución escolar demostró a través de Facebook su apoyo a ISIS. «No podemos usar el dinero de los contribuyentes para apoyar una escuela donde los niños aprenden a rechazar a los Países Bajos en lugar de convertirse en parte de ella», dijo el ministro en ese momento.

The Netherlands’ highest administrative court on Wednesday ordered the education ministry to fund a second Islamic high school in the Netherlands. The Council of State ruled that junior education minister Sander Dekker must provide funding for the school, which the Amsterdam Islamic education foundation SIO wants to set up.

State-funded faith schools are sanctioned in the Netherlands under freedom of education rules, if they have sufficient pupils and meet the proper standards. Dekker refused to allocate funding for the school last year, because a board member who has since left, is alleged to have shown support for IS on Facebook. ‘We cannot use taxpayers’ money to support a school where children learn to reject the Netherlands rather than become part of it,’ the minister said at the time.

The court ruled on Wednesday that the minister’s fear children may be exposed to pro-IS ideas were not properly grounded and that there is no reason to assume the school would not meet the conditions for state funding. The SIO has distanced itself from the comments as well as extremism and terrorism, the court said in its ruling. Amsterdam city council initially refused to allocate a suitable location to the school after Dekker withdrew funding but has since set aside a piece of land in Sloterdijk after being ordered to do so by judges in 2015.

The SIO was given permission by the government to set up the school in 2011 and has to complete the process within six years, meaning the school should open for pupils this September. DutchNews.nl has contacted SIO for comment. There has not been an Islamic secondary school in Amsterdam since 2010, when the one school was closed for poor standards.

There is one Islamic secondary school in Rotterdam and several dozen primary schools nationwide. Turkish school Meanwhile, Turkish organisation Millî Görüş has said it is working on plans to open the first Iman Hatip school in the Netherlands. ‘Our education arm was asked to open a Iman Hatip school and we have decided to work on this,’ the statement said. ‘Sign-ups and all other procedures will proceed via the website of the Turkish ministry of education.’

Iman Hatip schools are religious vocational schools and one of four types of secondary education offered in Turkey. Turkish media first reported in 2012 that there were plans to set up Iman Hatip schools in the Netherlands. Turkish media have also reported on the new plan. It is not clear if there is a connection between the Millî Görüş plans and the SIO school. DutchNews.nl has approached Millî Görüş for comment.

Read more at DutchNews.nl: Education minister loses fight against Amsterdam Islamic high school http://www.dutchnews.nl/news/archives/2017/07/education-minister-looses-fight-against-amsterdam-islamic-high-school/

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