Page 4896 of 6819
1 4.894 4.895 4.896 4.897 4.898 6.819

Francia. Adolescentes : et s’il était temps de les lâcher ?

Europa/Francia/Febrero 2017/Noticias/https://theconversation.com

Jusqu’où les parents devraient-ils s’investir dans la scolarité, les activités et l’épanouissement de leurs enfants ? De nombreux psychologues et sociologues dénoncent ces derniers temps le trop plein d’attention déployé par les « parents hélicoptères », ainsi désignés car ils restent en position stationnaire au-dessus de leur progéniture, à l’affût du moindre de leurs besoins. La question se pose avec d’autant plus d’acuité à l’adolescence, période de l’apprentissage supposé de l’autonomie.

Notre équipe de thérapeutes s’est fait connaître par son approche originale du harcèlement scolaire, visant à donner à l’enfant harcelé les moyens de se défendre lui-même. Depuis 2016, cette façon inédite d’aborder les situations de souffrance scolaire fait l’objet d’un enseignement à l’université de Bourgogne. Nous nous appuyons sur les travaux du Mental research institute (MRI), à Palo Alto (Etats-Unis), héritier de « l’école de Palo Alto », un courant fondé dans les années 1950 par le psychologue américain Gregory Bateson.

Nous avons ouvert dans plusieurs villes en France des consultations pour dénouer les problèmes fréquents de relations avec l’école. Et reçu de nombreux parents d’adolescents venus chercher de l’aide, non pas pour une phobie scolaire, mais plutôt l’inverse, ce que nous pourrions qualifier d’apathie scolaire.

La dernière ligne droite avant l’émancipation

Nous entendons souvent des pères et des mères confier leurs inquiétudes quant à la léthargie académique de leur rejeton, son inconscience face à son avenir professionnel et les conséquences dramatiques auxquelles ces défauts préoccupants ne manqueront pas de l’exposer dans un futur proche.

D’une façon stratégique, pour ne pas les heurter dans leur volonté de faire pour le mieux, nous tentons de les amener à faire assumer les conséquences de cette inaction scolaire à leur adolescent lui-même, pour mettre en place un contexte qui le responsabilise. Avec cette idée qu’en faisant ou voulant à sa place, ils lui interdisent de prendre l’élan essentiel lors de cette dernière ligne droite que représente l’adolescence, avant la falaise qui se présentera devant lui – l’émancipation.

C’est ce que j’ai tenté de faire avec la maman de Léopold, 15 ans, en lui proposant de ne plus jamais insister lorsque ce dernier montrerait des signes de déconcentration pendant les devoirs, le soir. Et même d’inviter Léopold à aller plutôt jouer aux jeux vidéos au premier de ces signes, pour observer ce que cela générerait comme comportement chez son fils. Et ce pendant une semaine afin, ai-je prétendu, d’affiner mon diagnostic quant à un éventuel TDAH, le nom que les psychologues donnent à l’hyperactivité et ses troubles de la concentration. Un prétexte, en réalité, pour faire vivre à cette maman préoccupée l’expérience émotionnelle de la responsabilisation et de ses bienfaits.

« Il regardait en l’air en bâillant »

Cette maman revient en consultation une semaine plus tard.

– « J’ai réussi, me dit-elle, et pourtant… Le premier jour, Léopold est parti jouer lorsque je lui ai dit que son cerveau était en train de fumer et qu’il valait mieux qu’on arrête, vu qu’il regardait en l’air en bâillant au lieu de lire les consignes de son DM [devoir à la maison]. Le deuxième jour, idem. J’aime autant vous dire que je trouvais l’exercice difficile. Deux jours sans aucun travail scolaire…

– J’imagine, Madame.

– Et puis le troisième jour, il s’est déconcentré pareil, mais seulement au bout de dix minutes, ce qui est une sorte de record mondial le concernant, il a eu le temps de faire un exercice d’anglais. Puis il est allé jouer quand je lui ai proposé, vu son agitation. Et le quatrième jour, grandiose : il est resté environ dix minutes à son bureau avant que je lui dise d’aller jouer parce qu’il s’agitait ; il est parti ; et revenu au bout de cinq minutes en disant : “Allez, si on s’y met sérieusement, on n’en a pas pour longtemps.” Je me suis retenue pour ne pas rire, c’est exactement ce que je lui disais à chaque fois, avant qu’on mette l’observation en place avec vous. Il a tenu une demi-heure, jusqu’au dernier exercice qui consistait à légender une carte ; là, il en avait trop marre, il a commencé à gratter le livre avec son cutter. J’ai dit : “Stop, tu es vraiment trop fatigué, Léop, regarde, ton corps le dit, va jouer.”

– Vous avez vraiment été remarquable, Madame.

– Oui, je sais, se rengorge-t-elle, attendez, vous allez voir le bouquet final. Le soir même, à 22 heures, il arrive en pyjama et dit : “Maman, s’il te plaît, aide-moi pour la carte, j’y arrive pas, je comprends pas ce que ça veut dire légender, c’est sans doute à cause de mon TDAH…”. Et là je dis “Chéri, je suis très fatiguée et franchement, ce n’est plus l’heure des devoirs, je trouve que tu as bien travaillé aujourd’hui ; tant pis, tu auras un zéro en géographie, ce n’est pas la fin du monde.” Et là, il s’est littéralement déchaîné, j’avais rarement vu ça. Il m’a dit que j’étais la pire mère du monde, qu’il le raconterait à tout le monde, qu’il allait contacter un avocat, Enfance et Partage et pour ça aller voir l’assistante sociale du collège le lendemain à la première heure.

– Waouh, la puissance de cet enfant ! Je suis impressionnée !

– Mais j’ai tenu. Franchement, c’était vraiment difficile. Et… une heure plus tard, il est venu me voir, sa carte à la main. Il m’a demandé d’un air revêche si je voulais bien regarder. Là, c’était trop dur de dire non, alors j’ai regardé en râlant un peu. C’était franchement pas trop mal. Je lui ai dit, il avait l’air fier de lui. J’étais perturbée, parce que je me suis dit : “je ne le pensais pas capable de faire ça.” C’est dur quand même, penser ça de son fils, à tort !

– Alors, votre diagnostic sur son TDAH ?

– J’ai comme l’impression que son TDAH est assez réactionnel. C’est à dire que la responsabilisation l’atténue, non ? Mais pour en être sûres à 100 %, il faudrait que nous continuions sur cette voie-là. »

« Tu n’es pas capable », lui dit-on en substance

La prise en charge de l’adolescent par ses parents (ce qui consiste à faire à sa place ce qu’il devrait être capable d’assumer, par exemple sa scolarité), lui envoie deux messages implicites : le premier, c’est qu’on l’aime, c’est pour cela qu’on est inquiet pour lui ; le deuxième, c’est qu’on l’estime tellement incapable – scolairement, en l’espèce – qu’il nous semble essentiel de faire les choses à sa place. En dépit de la qualité du premier message, le deuxième message qui est très confortable pour l’adolescent à court terme (il est donc générateur de cette fameuse paresse que paradoxalement on lui reproche) est en fait assez destructeur de sa confiance en lui. « Tu n’es pas capable » lui dit-on en substance.

Notre approche, fondée sur la thérapie dite « brève et stratégique » née de l’école de Palo Alto, nous amènent, nous thérapeutes, à nous poser la question suivante : est ce que ce ne seraient pas précisément toutes ces modalités de prise en charge qui génèrent la léthargie chez cet adolescent ?

Ainsi, au lieu de percevoir le problème de façon linéaire – c’est parce que Léopold ne fait rien qu’on est obligé de le prendre en charge – nous le regardons alors de façon circulaire. Il ne travaille pas. Donc ses parents le prennent en charge. Il se démobilise encore plus puisque il est pris en charge (et qu’en quelque sorte on se mobilise à sa place). Cette démobilisation accrue inquiète les parents qui donc le prennent encore plus en charge. Il se démobilise un peu plus. Et les parents intensifient encore la prise en charge à la culotte et ainsi de suite.

La démobilisation qui désole les parents et leur semble incompréhensible – en dehors d’une mauvaise volonté ou d’un problème psychique de la part de leur fils – devient, dans cette perspective circulaire, une réponse logique à une prise en charge excessive.

La promesse de récompense, ou de sanction

Ce changement de perspective est l’apport de Gregory Bateson, le fondateur de l’école de Palo Alto, que son collègue Paul Watzlavick désigne comme « mutation méthodologique fondamentale » dans son livre Les cheveux du Baron de Münchhausen (Seuil).

Cette prise en charge excessive peut revêtir plusieurs formes, le parent d’adolescent inquiet étant très créatif pour la mettre en œuvre. Il y a la stimulation affectueuse et souriante : « Allez, chéri, c’est l’heure de se mettre aux devoirs, la la la la lère ! » Il y a aussi la promesse de récompense, ou de sanction, tenues ou pas.

– « On avait dit 11 de moyenne pour le smartphone…

– Papa, c’est abuser, j’ai 10,78 !

– Bon, d’accord ».

Il y a aussi les noms d’oiseaux, les cours particuliers imposés, les discours fleuves sur la crise économique et tout autre subterfuge qui consistera à prendre à son propre compte de parent, la motivation scolaire qui devrait pourtant être celle de l’adolescent.

Un résultat précisément inverse de celui qui était souhaité

Toutes ces manoeuvres constituent ce que les psychologues de l’école de Palo Alto appellent les « tentatives de régulation ». Elles sont mises en place pour résoudre un problème ou apaiser une souffrance et elles provoquent très précisément l’inverse de ce qui était souhaité. Ce mode d’interaction infructueux est précisément décrit dans l’article Thérapie courte, résolution d’un problème circonscrit, signé de quatre chercheurs de cette école et repris dans la somme collective des travaux menés de 1965 à 1974, Sur l’interaction (Seuil).

C’est sur ce concept fondateur que nous nous appuyons pour proposer à des patients chaque fois particuliers (enfants, adolescents mais aussi adultes), pour des problèmes tous différents (la phobie scolaire, le harcèlement au travail) un nouveau comportement, à 180° de ceux qui maintiennent le problème pour lequel ils sont venus chercher de l’aide. Avec cette idée, que cessant d’être alimenté par ces tentatives de régulation, le problème diminuera et la souffrance s’apaisera. Ce fut le cas avec la maman de Léopold, pour laquelle le virage à 180° a consisté à passer de la prise en charge à la responsabilisation d’un garçon par ailleurs… tout à fait représentatif de sa génération.

Fuente: https://theconversation.com/adolescents-et-sil-etait-temps-de-les-lacher-72333

Fuente imagen :

https://lh3.googleusercontent.com/RFgAprJ5gOVcDQfEUGxTC4j6o93cy4BHI-j1SDrJhM6h0bCCrd92EH36bti-IOu6TlMC=s129

Comparte este contenido:

Escuelas de campo ayudan a mujeres contra el cambio climático

Por: Ecoportal/10-02-2017

El debate en torno al cambio climático ha ignorado la forma en que el fenómeno afecta de forma diferente a hombres y mujeres, concentrándose en subrayar la extrema variabilidad del clima y el hecho de que es impredecible, así como la disminución de la productividad agrícola.

Las mujeres representan 56 por ciento de los agricultores ugandeses y son responsables de más de 70 por ciento de la producción agrícola, así como de la seguridad alimentaria y nutricional en los hogares, según la Red de Mujeres de Uganda (Wougnet). Sin embargo, solo son propietarias de 16 por ciento de las tierras cultivables de este país.

Stella Tereka, enlace sobre género y cambio climático de la Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura (FAO), explicó que las prácticas culturales discriminatorias, que tienden a favorecer a los hombres, limitan el control de las mujeres sobre los recursos productivos clave, lo que exacerba su vulnerabilidad al cambio climático.

“El trabajo intensivo recae sobre las mujeres, en especial las tareas no remuneradas del cuidado, lo que hace que no tengan tiempo para practicar lo que aprenden, el conocimiento y las capacidades obtenidas en grupo en sus actividades agrícolas”, explicó Tereka a IPS.

Por su parte, Winnie Masiko, negociadora de género y cambio climático que representa a Uganda en la Convención Marco de las Naciones Unidas sobre el Cambio Climático (CMNUCC), criticó la falta de pautas claras para incorporar la dimensión de género en los proyectos de cambio climático.

La Política de Tierras ugandesa, de 2013, garantiza a las mujeres el mismo derecho que a los hombres de ser propietarias o copropietarias de la tierra, pero eso no siempre se refleja en el terreno.

Masiko subrayó la necesidad de iniciativas concentradas en atender los desequilibrios estructurales para achicar la brecha de género, comprender las distintas necesidades de hombres y mujeres y allanar el camino para una efectiva adaptación al cambio climático.

Edidah Ampaire, coordinadora del proyecto Acción Política para la Adaptación al Cambio Climático, dijo que las contribuciones y los derechos de las mujeres están extremadamente restringidos, en especial en zonas rurales, y que el gobierno hace muy poco para atender los desequilibrios.

“La desigualdad de género está generalizada en las comunidades agrícolas y deja a las mujeres en desventaja”, precisó Ampaire.

Tereka subrayó que la promoción de la igualdad de género está en el centro de los programas de la FAO y que la agencia realiza esfuerzos deliberados para garantizar la inclusión femenina en todos sus programas.

“Es fundamental que las mujeres ganen poder y formen parte de la toma de decisiones en todos los niveles, a fin de que podamos ver su contribución efectiva al desarrollo de sus familias y sus naciones”, explicó Tereka.

A través de la metodología de Escuelas de Campo para Agricultores (ECA), “conocidas como escuelas sin muros”, la FAO permite que hombres y mujeres con un objetivo común reciban capacitación, compartan ideas, aprendan entre sí mediante la observación y la experimentación en su propio contexto.

En promedio, las ECA cuentan con 60 por ciento de mujeres.

Proscovia Nakibuye, quien cría ganado en el distrito ugandés de Nakasongola, dijo que las ECA le enseñaron estrategias efectivas para hacer frente al cambio climático. “No enseñaron buenas prácticas para mantener el ganado y plantar pasturas”, relató.

“Las ECA ofrecen un espacio para aprender en grupo de forma práctica, mejorar la capacidad de realizar análisis críticos e incentivar el proceso de decisión de las poblaciones locales”, explicó Tereka.

“Las actividades se basan en el campo e incluyen la experimentación para resolver problemas, al reflejar un contexto local específico”, añadió.

“Los participantes aprenden a mejorar sus habilidades agrarias mediante experimentación, observación, análisis y aplicación en su propio terreno, lo que contribuye a una mejor producción y sustento. El proceso de las ECA mejora el empoderamiento individual, doméstico y comunitario, así como la cohesión social”, precisó.

De hecho, Nakibuye y su esposo observan grandes cambios tanto en su hogar como en las actividades agrícolas.

“Antes, mis hijos no iban a la escuela, pero ahora gracias a la mayor venta de leche, les puedo pagar una educación decente”, aseguró.

La FAO también utilizó los Sistemas de Aprendizaje Acción de Género, una herramienta comunitaria que permite a hombres y mujeres planear el futuro que quieren y actuar contra las barreras, incluidas las normas sociales que inhiben la igualdad de género y la justicia.

Por su parte, Mercy Ssekide, una agricultora del distrito de Mubende que se unió a la ECA de Balyejjusa, observó: “Si no colaboras con tu propia familia, los cultivos no prosperan, por eso impulsé a mi esposo a unirse a las ECA, para que trabajemos como equipo”.

“Nos capacitan y nos impulsan a trabajar duro para manejar el cambio climático y para cubrir nuestras necesidades. Fuera de temporada, cultivamos tomates y ganamos dinero porque la población local y los comerciantes nos compran a nosotros”, indicó el marido de Mercy.

Así, la familia logró diversificar sus actividades y aventurarse en la avicultura, la cría de cabras y de cerdos y mantener una huerta. Y ahora, los Ssekide deciden en conjunto el uso de los ingresos y pueden pagar la educación terciaria de sus hijos.

La FAO, con fondos aportados por la Unión Europea, implementa el Proyecto Global de Cambio Climático en los distritos centrales ganaderos de Luwero, Nakasangola, Nakaseke, Mubende, Sembabule y Kiboga.

Teniendo en cuenta la falta de tiempo y el peso de las tareas que recaen sobre las mujeres, la FAO procura que las actividades de sus proyectos fomenten la participación femenina, en particular ajustando el horario de reuniones y de la capacitación para que ellas puedan participar y beneficiarse de las capacidades y del conocimiento sobre agricultura climáticamente inteligente.

Tereka cree que con un clima cada vez más impredecible, es fundamental el desarrollo de capacidades relacionadas con la agricultura climáticamente inteligente.

Incluso, urgió al gobierno ugandés a renovar el sistema de extensión agrícola para ofrecer una mejor respuesta de género para que los agricultores, y en especial las mujeres, usen de forma correcta los insumos distribuidos por el Estado en el marco de la Operación Creación de Riqueza.

La metodología de las ECA se implementa actualmente en 90 países, con cuatro millones de agricultores en el mundo que lograron mejorar sus capacidades y se ajustaron bien a los efectos del cambio climático.

Traducido por Verónica Firme

Foto: Mercy Ssekide, del distrito de Mabende, en Uganda, trabaja con su esposo en el terreno familiar. Crédito: FAO.

Ecoportal.net

IPS

http://www.ipsnoticias.net

 
Comparte este contenido:

La paz se siembra con el desarrollo rural

Por: Ecoportal/10-02-2017

Este es un artículo de opinión de Josefina Stubbs, candidata a presidir el Fondo Internacional de Desarrollo Agrícola (Fida), donde fue vicepresidenta adjunta para Estrategia y Conocimiento entre 2014 y 2016.

El año 2016 fue testigo de un enorme trasiego de población, sin precedentes en su rango y alcance. Millones de personas huyeron de zonas devastadas por la guerra, los desastres naturales y la violencia.

Algunas desbordan los campos de refugiados de los países vecinos, otros cruzan mares peligrosos y caminan cientos de kilómetros para llegar a tierras más seguras. Otras más buscan refugio en países a medio planeta de distancia.

Miles han muerto en su camino hacia la seguridad, y un sinnúmero más fueron víctimas de violencia y abusos, entre ellos muchas mujeres y niños.

Los conflictos armados y la violencia obligan a los habitantes a salir de sus comunidades, dejándolas sin recursos ni medios para empezar de nuevo. Paralizan las vidas de millones de personas, privando a los adultos de su dignidad y a los niños de su infancia.

Según los datos más recientes del Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Refugiados, 65,3 millones de personas fueron desplazadas forzosamente en 2015, una cifra que se incrementa a un ritmo de 34.000 personas al día.

Del total, 21,3 millones son refugiados y la mitad de ellos menores de 18 años, lo que ejerce una enorme presión sobre los países receptores, donde el aumento repentino de la población hace que se corra el riesgo de sufrir escasez de alimentos y competencia por las limitadas oportunidades de empleo.

En el ámbito rural, los conflictos armados tienen consecuencias devastadoras. Estas zonas, al ser más escasamente pobladas y difíciles de vigilar por las autoridades, ofrecen refugios relativamente seguros para que grupos violentos basen sus operaciones y aterroricen a las comunidades locales.

Esta es una de las formas en que se relacionan los conflictos y el desarrollo rural. De hecho, la relación entre ambos es compleja y estrechamente entrelazada. Además de afectar brutalmente a las comunidades rurales, el conflicto a menudo se deriva de la competencia por la tierra y los recursos naturales, como el agua.

La pobreza, la falta de empleo y de oportunidades de un futuro mejor alimentan el resentimiento y ofrecen a los extremistas tierras de reclutamiento fértiles. Cuando el conflicto estalla, el desarrollo rural se hace difícil, si no imposible.

Por el contrario, las zonas rurales prósperas son más resistentes a los conflictos. La inversión en el ámbito rural con el objetivo de fortalecer a las comunidades locales en la producción de alimentos, la creación de empresas, la infraestructura productiva y básica y la mitigación de conflictos ayuda a prevenir su escalada, promueve la estabilidad y reduce la inseguridad alimentaria provocada por el desplazamiento masivo de los agricultores.

El Fondo Internacional de Desarrollo Agrícola tiene una considerable experiencia en la prevención de conflictos y en amortiguar sus consecuencias mediante inversiones en una transformación rural, sostenible e inclusiva en África, América Latina y Medio Oriente. Al invertir en el desarrollo rural, podemos ofrecer a la población la opción de permanecer en la zona y la fuerza para resistir el inicio de la violencia.

Al centrarse en la producción agrícola y el desarrollo de negocios rurales, los países se vuelven más resistentes a la escasez de alimentos y la degradación de los recursos naturales. Esto es particularmente importante en los Estados que dependen de la importación de alimentos y que tienen poca o ninguna autonomía en la producción propia.

Por otro lado, el desarrollo de empresas rurales ofrece alternativas a los agricultores y productores para que puedan diversificar sus actividades y fuentes de ingresos e invertir en sus territorios, lo que les hace más proclives a sobrevivir malas cosechas, así como desastres naturales o provocados por la actividad humana.

La construcción de centros rurales con una diversidad de actividades económicas es clave para reducir la presión de las zonas urbanas, altamente pobladas, y crear oportunidades para que los jóvenes planifiquen su futuro en el campo.

El desarrollo es un proceso complejo. Es un rompecabezas social, cultural, religioso, político, económico y tecnológico en el que las piezas cambian constantemente de forma. La inversión en la transformación rural inclusiva fortalece el tejido de la sociedad que armará ese rompecabezas y mantendrá las piezas unidas durante los próximos años.

En las zonas de conflicto, el trabajo y la inversión coordinados de la comunidad internacional son cruciales y deben orientarse hacia la provisión de herramientas y conocimientos a las organizaciones rurales y a las instituciones locales para que se apropien del desarrollo de sus comunidades.

Ese trabajo e inversión debe apoyar a las autoridades locales y nacionales que representan al pueblo para que generen políticas que favorezcan un crecimiento sostenible y pacífico, y para adquirir las habilidades y herramientas para negociar, hacer cumplir y mantener la paz y la seguridad.

Si bien esto contribuye a la consecución de la Agenda 2030 para el desarrollo sostenible, también es una obligación moral.

Las opiniones expresadas en este artículo son responsabilidad de la autora y no representan necesariamente las de IPS – Inter Press Service, ni pueden atribuírsele.

Traducido por Álvaro Queiruga

Foto: En Burundi, un proyecto de ganadería de propiedad comunitaria contribuyó a generar solidaridad y reducir el conflicto entre aldeanos, a pesar de la violenta guerra civil que azotaba al país. Crédito: Anna Manikowska Di Giovanni

Ecoportal.net

IPS Noticias

http://www.ipsnoticias.net/

Comparte este contenido:

Poetas europeos participarán en XIII Festival de Poesía de Nicaragua

Centro America/Nicaragua/Febrero 2017/Noticias/http://www.lavanguardia.com

Managua, 9 feb (EFE).- Una treintena de poetas europeos, entre ellos Antonio Gamoneda (Oviedo, 1931), ganador del Premio Cervantes en 2006, participarán en el XIII Festival Internacional de Poesía que se celebra anualmente en la ciudad colonial nicaragüense de Granada, informaron hoy fuentes diplomáticas.

En la nueva edición de ese festival, que conmemorará además el 150 aniversario del nacimiento del poeta Rubén Darío (1867-1916), han confirmado su asistencia más de 100 poetas de 60 países, de los cuales un tercio son europeos, dijo el embajador de la Unión Europea en Nicaragua, Kenny Bell, en rueda de prensa.

El evento se realizará entre el 12 y 18 de febrero próximo en honor del poeta, narrador, periodista, boxeador y peón de bananeras nicaragüense Manuel «Manolo» Cuadra (1907-1957), uno de los máximos representantes del movimiento de vanguardia y la poesía testimonial nicaragüense.

Asimismo «en memoria» de Roque Dalton (1935-1975), abogado, periodista y poeta salvadoreño, destacado por su lírica coloquial y renovadora, que le merecieron especial reconocimiento en la región.

Bell, que estuvo acompañado por los embajadores de España, Francia e Italia, señaló que ese festival ofrece una excelente oportunidad para promover la cultura nicaragüense y contribuye a fortalecer la «reflexión y el dialogo sobre temas claves para el desarrollo del país, tales como la igualdad de género, cambio climático, educación, entre otros».

El embajador español Rafael Garranzo dijo que su país ha aportado de «manera histórica» a ese evento, porque es una acto cultural «de enorme valor».

El evento, reconocido como el mejor de su tipo en Centroamérica, llevará como lema el verso de Cuadra «Y me puse el alma en los labios».

Los organizadores esperan que más de 40.000 turistas asistan a los diversos eventos, incluyendo el popular «Carnaval poético», que llevará de lema el «Entierro fúnebre del odio y la violencia en el mundo», que será acompañado de un desfile de comparsas y bailes folclóricos y lecturas de poesía en once esquinas de Granada. EFE

Fuente:

http://www.lavanguardia.com/vida/20170209/414199392267/poetas-europeos-participaran-en-xiii-festival-de-poesia-de-nicaragua.html

Fuente imagen:

https://lh3.googleusercontent.com/6rg9QuNwsSF2WVa3yn5caUOx8i6PbR5YPmuYzQu_x6Dl-CXyBnjA04jP01_yYN29gB8M2Cc=s98

 

Comparte este contenido:

Reino Unido: I, Daniel Blake reveals the rich complexity of literacy – and why it matters

Europa/Reino Unido/Febrero 2017/Noticias/https://theconversation.com/

 

The Bafta nominated film I, Daniel Blake portrays the often brutal experiences of those attempting to navigate the British welfare system. Director Ken Loach has said of his film, however: “It’s for those people who are struggling against the cruelty of bureaucracy, whatever country.”

The film gives us insights into the ways in which today’s world can be particularly alienating for those without the specific skills it demands. Viewing the film through the lens of literacy, we see how letters, booklets and forms accrue as pillars of a system decried by Daniel Blake as a “monumental farce”.

Within a knowledge economy, literacy is bound up in a wider suite of policy based on an economic/financial model of human development and a narrow view of how people make use of literacy in their everyday lives. As is shown in the film, this both compounds the challenge for those in need of access to vital resources and renders their everyday experiences invisible.

Daniel Blake is not “illiterate” – he is resourceful, creative and willing to work, and we see him using his skills and sharing his knowledge. He is told that the benefit system he is forced to navigate is “digital by default”. Daniel’s riposte that he, as a craftsman, is “pencil by default” reflects one of his key challenges. The pencil is associated with versatility and being open to change. However, it can also be rubbed out and replaced, like the generations of workers Daniel represents in post-industrial society.

When he is asked to “run the mouse up the screen” of the computer in his local library, where he has sought help with his benefit form, he tries to do so physically. When he is told his screen is “frozen” he replies: “Can you defrost it?” The unfamiliarity of these processes place this man, who has never before needed state support, in an alien world.

A world moving on

New technologies may be moving on, meaning people like Daniel can be left behind, yet the film demonstrates how digital technology is a key resource for creative and collaborative responses to economic challenge. Daniel’s neighbour has been forced to use his initiative to supplement a meagre income from a zero-hours contract by ordering counterfeit trainers through a contact in China.

Daniel is left incredulous at the Skype conversation he witnesses – his disbelief at the fact that this conversation is taking place at two different ends of the globe emphasises how the world is moving on around him, leaving him without access to resources, recognition or the means to participate in society. It is this neighbour, China, who is finally able to complete the Job Seekers’ Allowance (JSA) form online for Daniel, after days of his thwarted attempts in more official institutions.

Despite the stranglehold placed on claimants by the bureaucracy depicted in the film, the two most powerful texts in Daniel’s story are his own. His spray-painted graffiti makes public the individual struggles that take place within a hidden maze of official texts. The note Daniel prepares to read at his appeal, handwritten in pencil, also challenges the system he has been forced to navigate. Announcing himself as “I, Daniel Blake” in both of these texts, Daniel is defiant in reclaiming his identity from those who have sought to define him.

Pencil by default, digital by design. Ricky B/Flickr, CC BY

Insecure times

The benefits system with which Daniel grapples is the result of the most significant reform of the British welfare state in half a century: that is, in the time since Loach directed Cathy Come Home. However, the challenge for those made vulnerable by poverty is even more acute today than it was five decades ago, and media-friendly epithets of “skivers” or “strivers” hark back across centuries to notions of the feckless and undeserving poor.

Researching for his Bafta nominated screenplay, screenwriter Paul Laverty heard stories across the UK of insecure housing, zero-hours employment contracts, inflexible fitness to work assessments and punitive sanctions. Katie’s desperation at the food bank is one of the film’s most powerful depictions of the impact of recent welfare reform on personal dignity, and it reflects the reality of an eight-fold increase in their use in the last five years.

A close focus on literacy in I, Daniel Blake highlights the impact of welfare policies which are based upon a narrow view of people’s lives. It also shows how this impact is compounded when such policies rely upon narrow ways of viewing literacy and the rich complexity of its role in everyday life. Literacy education and research can and should continue to challenge reductive models of what it means to be literate, and to critically explore the implications of this for social justice. This can provide valuable space for voices, such as that of Daniel Blake, to be heard.

Fuente: https://theconversation.com/i-daniel-blake-reveals-the-rich-complexity-of-literacy-and-why-it-matters-72554

Fuente imagen:

https://lh3.googleusercontent.com/pzxDiijFRlzqh9AOOegpXwXsNHPzmgoGeTRPnCHqSanQukYe4oi0sSK6B6ABItQALJS5pg=s85

Comparte este contenido:

Venezuela. Conferencia : Un acercamiento a José Martí

América del Sur/Venezuela/Febrero 2016/Noticias/https://theconversation.com/

Coordinación del Centro de Investigación y Formación Permanente del Magisterio Aragüeño . En el marco de homenajear el natalicio del apóstol Cubano José Martí del 28 de enero de 1853, el CRIFPMA Simón Rodriguez, el CLIFPMA Girardot Argelia Laya y el Covenio Cuba-Venezuela, los y las invitan a participar en la Conferencia : UN ACERCAMIENTO A JOSÉ MARTÍ ,el lunes 13 de febrero a las 9 am en la EB «República de Mexico», con los profesores: Milagro de la Caridad Aguiar Rojas y Reynaldo Hidalgo Betarte.
Sean bienvenidos y bienvenidas

Fuente : enviado al correo  por el CRIFPMA.

Fuente : https://lh3.googleusercontent.com/w9F7NthdEEqZlQWDMTMXLB2CGVNyd6liivj5nVEY5QMjyUCDU9Wf5n2seRfHsklneVi5tw=s85

Comparte este contenido:

Australia: Back to school – understanding challenges faced by Indigenous childre

Oceanía/Australia/Febrero 2017/Noticias/https://theconversation.com/

Chances are that many a tear has been shed throughout Australia in recent weeks with the start of the school year. But enough about the parents, let’s talk about the kids!

As with other students, many Indigenous kids will be excited about school, while others will be feeling nervous as they come to grips with new teachers, peers, and environments.

For Indigenous children, there are some added and unique challenges and opportunities.

In 2017, it is likely that more Indigenous children than ever will be commencing school for the very first time. The Indigenous population is young and growing fast.

In 2011, the percentage of Indigenous people under the age of five years was double the percentage for the rest of the population.

Not only is the Indigenous population younger, but statistics are showing signs of improved Indigenous enrolment in early childhood education in the past decade.

In 2001, 46% of Indigenous four-year-olds attended preschool. And in 2013, approximately 75% of Indigenous four-year-olds were enrolled in early childhood education.

Increased participation is encouraging – getting off to a positive start is important when it comes to lifelong learning. Research shows that preschool and childcare participation are positively associated with reading and literacy, as well as maths and abstract reasoning over the long term.

The challenge of providing positive starts to learning is not confined to remote communities alone.

In fact, enrolment data of Indigenous children in early childhood education programs show higher rates in remote areas than in major cities and regional areas.

The reasons for lower rates of participation in urban areas can be due to a combination of generic factors (such as cost and transport) and cultural factors (namely, Indigenous parents’ concern about the cultural identity of their children being supported and valued).

If Australia wants to close the gap in education, then we cannot afford to look at schooling in a vacuum to other socioeconomic factors.

According to the Australian Early Development Census, Indigenous children in 2015 were twice as likely to be developmentally vulnerable on two or more of the AEDC developmental domains (physical health and wellbeing; social competence; emotional maturity; language and cognitive skills; and communication skills and general knowledge).

Embedding Indigenous culture into subjects

The growth in the number of Indigenous children entering school has implications for schools and governments alike.

Principals and teachers will need to work hand-in-glove with Indigenous families to ensure school is a culturally safe environment for their children. This means that Indigenous heritage is respected and promoted.

If school environments get this right early, then the downstream effects can be very positive, as shown by a young Koori woman scoring 98.3% in the 2016 New South Wales Higher School Certificate.

One way teachers can respect culture is by embedding it into “mainstream” subjects.

Take for example, a school in the Top End which is using kinship systems to teach maths. By building on the children’s understanding of kinship relationships, Yolngu teachers help children see the link between particular patterns in kinship names across generations, then associate them with number patterns in conventional maths. By working from what they know, children are actively building a bridge to western concepts and finding grounds of commonality.

Getting to know each child

If we want to grow more success stories in Indigenous education, teachers will need first to establish positive relationships, not only with children but with their families and the wider Indigenous community’s people and culture.

While school policies are important, relationships are the real keys to success.

For teachers, the message is simple – get to really know your kids, their families, their community and its history, and what’s going on at home.

Have a cuppa with Elders. Share a joke with the kids, kick a footy, ask how their weekend was, find time for the children to share their stories, be it through play, art, sport, writing, or show and tell.

You might be testing children, but they’ll be testing you too. They will be looking to see if you’re friendly, trustworthy, caring. If you pass their test, then there is a stronger chance they will pass yours.

Culture is a large part of an Indigenous child’s story, but it is not the only part.

Many (not all) Indigenous children are under stress (educationally, socially, emotionally) due to low income, family mobility, overcrowded homes, and poor health and disability.

Last year I co-authored a paper about Indigenous education that we called “Creating expectations that are really high and highly real.”

The point of our paper is that Indigenous success in education requires simultaneous and coordinated action inside the school gates and outside of them – all aimed at promoting Indigenous child wellbeing.

Social stressors often make the educational climb far steeper and longer for Indigenous children.

Cost of education

Schooling affordability remains as a big issue for many families – Indigenous and non-Indigenous alike.

The notion of “free education” is fast disappearing into Australian mythology.

As a mother in Queensland recently showed via her Facebook post (which went viral), the cost of schooling is a concern for many low-income families. Her message will have struck a chord with many Indigenous families who find books and a pencil case with pencils in it hard enough to buy, let alone a computer case with a computer in it, and having access to Wi-Fi.

Targeted funding

At a systems level, we have got to get the education dollar to where it is most needed; and nowhere is it more needed than in Indigenous education.

About eight in ten Indigenous students attended public schools in 2010, so adequate resourcing for public schools in low socioeconomic areas (where many Indigenous people reside) is imperative.

Schools in low socioeconomic status areas are not only faced with the challenge of providing quality teaching, but often they will need resources to meet the needs of the “whole child”, including their psychology, nutrition, speech, career prospects, and cultural identity.

The Murri School in Queensland is showing the way by providing wrap-around services for children.

The school works with Aboriginal health services and the University of Queensland, among other organisations, to provide holistic support services to children such as in the areas of family support, psychology, ear, nose and throat services, occupational and speech therapy.

They are also supporting children who have shown signs of inter-generational trauma, through tailored healing programs.

Bolstering Indigenous success in education is a shared responsibility: students, families, schools, communities, and governments alike. To paraphrase the poet John Donne,

“No child is an island, entire of herself; every child is a piece of the continent, a part of the main… I am involved in education, and therefore never send to know for whom the bells tolls; it tolls for thee.”

If we can get the three R’s (relationships, responsibilities, and resourcing) right, then in future years, we can get children off to a positive start at school and shed a tear for the right reasons.

Fuente:

https://theconversation.com/back-to-school-understanding-challenges-faced-by-indigenous-children-71886

Fuente imagen:

https://lh3.googleusercontent.com/pLF12P_V2o_ekNvLoAfsMUbLJDyZt-J4FJYBpbnvHl-mEZMeEGv7CyvbIOTz7dwtzp_TdQ=s85

Comparte este contenido:
Page 4896 of 6819
1 4.894 4.895 4.896 4.897 4.898 6.819