En los centros educativos se impone la necesidad de tratar el problema con naturalidad, sin excesos y sin ocultar la verdad.
El enorme impacto emocional causado por los atentados del 17 de agosto en Barcelona y Cambrils también ha afectado a niños y adolescentes, incluso con más virulencia y desamparo puesto que no disponen de los mecanismos que los adultos utilizan ante circunstancias tan trágicas. No hay que olvidar, en este sentido, la desazón que produce el hecho de que entre las víctimas se cuenten también menores de edad. Después del verano, casi un mes después de la herida terrorista, llegará el curso escolar, y con él la socialización de los sentimientos vividos, desde la estupefacción al miedo, desde el intento de comprensión a la proximidad del dolor. En los centros educativos se van a vivir días difíciles, porque, más allá de las explicaciones que los jóvenes han recibido de sus familias, se impone la necesidad de tratar el asunto con la mayor naturalidad, sin excesos pero sin ocultar la verdad, intentando razonar sobre las causas y procurando que la presencia del docente sea un punto de encuentro que reconforte y que posibilite el diálogo y la reflexión.
Todos los especialistas consultados llegan a la conclusión de que los atentados yihadistas del 17-A deben tratarse en clase de manera proactiva. Estimulando la reacción y creando un espacio en el que puedan plantearse todos los temas sin cortapisas, con un criterio que abogue por un lenguaje sencillo y sin exceso de dramatismo y que, al mismo tiempo, incida en las directrices que se establecen en los protocolos genéricos contra el odio y la discriminación.
Hay que tener en cuenta, por supuesto, las edades y la procedencia social de los alumnos, así como la composición del aula. En los más pequeños, se trata de responder con sensibilidad a sus dudas. Los mayores deben llevar a cabo un trabajo constante de concienciación en pro de la convivencia. Y es evidente que, en función del origen y de la estructuración del centro, las dificultades de la labor pedagógica pueden aumentar. Para que una sociedad reaccione con entereza ante el terror, la labor de la escuela es capital, con el afán de no trivializar y de ofrecer, al mismo tiempo, mecanismos de defensa psicológica y con voluntad cohesionadora. Será un reto para los enseñantes. El conocido ‘No tinc por’ pasa también por asumir con racionalidad las raíces del miedo y luchar por una sociedad inclusiva y tolerante.
Europa/Francia/Septiembre del 2017/Noticias/https://theconversation.com
« Exercer les sens n’est pas seulement en faire usage, c’est apprendre à bien juger par eux » (Émile ou De l’éducation, 1762) Cet incontournable Jean‑Jacques Rousseau, dont la philosophie plane encore sur notre société, dit également que « chaque sensation deviendra pour nous une idée, et cette idée sera toujours conforme à la vérité ». Beaucoup de choses ont été écrites depuis, mais l’apprentissage par l’expérimentation demeure un pilier solide qui fait sens.
Le concept de TopCabine, prototypé et scénarisé en 2013 par Karim Benameur et Mathieu Heller, est à rapprocher d’un jeu de simulation et des jeux de rôles. Chaque participant est mis en situation au cœur de la chaîne pédagogique du centre technique de formation (simulated work environment) de l’entreprise Caterpillar. Celle-ci sert de support à cet outil pédagogique qui permet d’expérimenter et de comprendre les différences entre efficacité, efficience et « effissens ».
TopCabine un jeu de simulation pour apprendre à passer de l’efficacité à l’« effissens ».Grenoble École de management, Author provided
Premier tour de jeu : expérimentation en situation de crise
Lorsque les joueurs (managers, étudiants, chefs de projets, etc.) de TopCabine sont précipités, un beau matin, à 7h, sur une chaîne de montage de cabines (vêtus de chaussures de sécurité, de lunettes et de gants), alors même qu’ils pensaient venir visiter une usine, il est fort à parier que leurs sens sont exacerbés !
D’un seul coup, ils font face au bruit de la chaîne de montage, aux roulements, aux outils (viseuses qui tournent à plein régime), ainsi qu’à la cadence, la chaleur, et l’effort physique. Le corps entier est mis à l’épreuve : vue, ouïe, toucher. Les joueurs découvrent des sensations nouvelles et très intenses.
Lors de ce premier tour de jeu, les participants sont face à une situation de crise en temps contraint : ils doivent créer vingt cabines le plus vite possible. Il leur est expliqué que l’entreprise à laquelle ils appartiennent est en difficulté, et qu’ils doivent à tout prix satisfaire la commande d’un gros client.
Dans ce premier tour de jeu, il s’agit de prendre conscience que l’efficacité est utile en temps contraint, mais qu’elle génère des dégâts (en termes de qualité, de coût, d’humanité, de sécurité). Le culte du résultat a ses limites.
Lorsqu’il est demandé aux participants s’ils ont eu le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait, ils répondent par l’affirmative (il s’agit d’un « oui » éthique de conviction). En revanche, s’il leur est demandé s’ils ont eu le sentiment d’avoir bien travaillé, ils reconnaissent que ce n’est pas le cas (éthique de responsabilité).
En moyenne, seules quinze cabines sur les vingt sont correctement montées. Ce premier round met en évidence la maximisation des collaborateurs dans un mode de fonctionnement efficace mais irresponsable.
Deuxième tour de jeu : entrer dans l’efficience
Le premier round est suivi d’un bilan qui vise à stabiliser l’organisation, les comportements, les résultats et à rentrer dans l’optimisation. Pour les participants, il s’agit cette fois d’expérimenter l’efficience (affecter de manière optimale les ressources et leurs interactions aux objectifs fixés).
Chaque équipe dispose d’un tableau et de la maquette de la chaîne de montage. Les participants manipulent les différents éléments afin de réorganiser les rôles et fonctions de chacun. Cette phase permet de rendre le modèle qu’ils ont testé en première partie tangible ; ils peuvent ainsi le modifier en déplaçant, par exemple, les outils, les différentes zones de stockage, le réapprovisionnement, etc.
Cette fois-ci, l’objectif est de viser une culture de la qualité (à la différence du culte du résultat qui ne repose que sur un seul objet de vénération). Ils entament une réflexion sur le « comment ? ». Après la conception du nouveau modèle sur la maquette, ils le testent « en réel », sur la chaîne de production.
À la fin, lors d’un nouveau bilan, les valeurs perçues par les joueurs sont évaluées à nouveau. Certains concepts ont évolué : ils ont par exemple le sentiment d’avoir appartenu à une équipe, et plus à une collection d’individus. Les différents référentiels augmentent comme celui de la confiance, de l’audace, de la capacité à innover.
Cependant, les joueurs conservent, pour certains, un sentiment de monotonie et d’ennui, dû à la répétition des tâches. Selon les profils, les attentes divergent : les managers expérimentés veulent combler l’incertitude, y pallier, alors que les étudiants aspirent à une dose d’incertitude, car elles les inspirent.
Il faut parfois repenser son modèle de production.Grenoble École de Management, Author provided
Troisième tour de jeu : entrer dans l’« effissens »
Le concept de TopCabine a été testé auprès de plus de 1 300 personnes (étudiants de Grenoble École de Management, mais aussi professionnels d’entreprises telles que la SNCF ou April) et à chaque séance, le même phénomène se produit : personne ne pense à demander à quoi serviront les cabines qui sont assemblées. Le sens ne reprend le dessus que dans la durée, à savoir avant le troisième tour de jeu.
Le deuxième bilan vise à questionner les manières de s’engager durablement sur la performance attendue. Il existe alors trois familles de réponses : économique (optimisation des coûts), professionnelle (avoir une vision globale, développer la polycompétence, être responsabilisé sur des résultats, avoir plus d’autonomie pour pouvoir modifier des éléments), et socioaffective (sens, confiance, estime, autonomie, responsabilisation).
Les participants sont interrogés sur ce qui peut-être mit en place immédiatement. De la culture de cause on passe à une culture de conséquences, et donc de responsabilité. Sachant qu’une cabine peut, normalement être assemblée en une minute, il est demandé aux joueurs d’estimer et de définir en combien de temps ils sont capables de produire quinze cabines afin de répondre à une commande client.
Chaque équipe doit ensuite coopter l’un d’entre eux pour aller négocier les objectifs avec celui qui tient le rôle du patron. Dans ce dernier round, la production devient le produit d’une discussion. Il s’agit de redéfinir les rôles avec la hiérarchie intermédiaire, en cherchant un équilibre durable entre ce qui est attendu et l’engagement possible de chacun. Donc ceux qui incarnent les chefs d’équipe passent d’un rôle autoritaire à celui de coproducteur. Il s’effectue alors un renversement.
Limites et perspectives
Lors de ce dernier tour de jeu, qui cherche à réintégrer, à redonner du sens au travail, un nouvel élément apparaît : avec l’« effissens » et les valeurs qu’elle accroît (confiance, responsabilisation, etc.), l’engagement des participants est proche du dépassement voire du sur-engagement. Les différents niveaux d’engagement apparaissent donc clairement en fonction du modèle :
application (efficacité)
implication (efficience)
dépassement (« effissens »)
Ce chemin peut mener vers le danger de l’épuisement ou du burnout.
TopCabine, grâce à différents mécanismes de jeu (limite de temporalité, jeu de rôles, outils de simulation, univers protégé), permet de faire comprendre par l’expérimentation comment il est possible de passer d’un modèle où le résultat précède le projet, à celui où le projet précède le résultat.
Ce concept a de l’avenir, d’autant plus que les concepteurs du jeu sont en train d’imaginer une nouvelle version. Cette fois, les joueurs formeraient deux équipes, une sur la chaîne, et l’autre à distance. Il serait ainsi possible de questionner l’impact du management à distance, d’en percevoir les conséquences et les enjeux.
Los medios de comunicación informan y opinan. Informan sobre los hechos que suceden en el mundo y opinan directamente o indirectamente a través de los que en tales medios escriben de los hechos en cuestión. La información describe. La opinión valora. Es obvio que no existen fronteras claras entre informar y opinar. De la misma manera que no hay información neutra, pura, angelical. Detrás de todo lo que hacemos y decimos se esconden atentos las ideologías y los intereses. Por eso cuando un medio de masas informa, lo hace seleccionando lo que le parece relevante, silenciando lo que le viene bien callar o escogiendo las palabras de tal modo que el mensaje vaya encapsulado, con el tinte sociopolítico de quien lo emite. En España podríamos distinguir dos tipos diferentes de prensa. Una es la que sale habitualmente en papel, dispone de muchos más instrumentos económicos, políticos, tradicionales y de relaciones nacionales e internacionales que otro tipo de prensa. Esta segunda, reciente, acostumbra a publicarse on-line. La primera respira oficialismo. Se autoproclamen más a la derecha o más a la izquierda, más progresistas o más conservadores, más modernos o más premodernos no hay diferencia sustancial. Todos, como al toque de corneta, toman como asiento el ser demócratas, como mesa el llamado Estado de Derecho y como comida los slogans del momento . Eso si, todos en fila, guardando la retaguardia, dando órdenes, sin salirse de la fila. Lo de dar órdenes es un decir porque las órdenes las reciben. Y eso establece un vocabulario común que se repite machaconamente, que no deja sitio a otro modo de hablar y nada digamos de argumentar.
Solo algún ejemplo de los tópicos que funcionan como grandes verdades, casi reveladas, con aura sacerdotal. Y ahí entran en tromba los que opinan. Las palabras se van incrustando con tanta precisión como vaciedad. Algún ejemplo. Llamar a alguien indentitario equivale a retirarle de la circulación. Es como marcarle con yerro del infierno. En las ocasiones que en tertulia o discusión he pedido a quien pronunciara esa mágica palabra que me dijera su origen y me diera su definición, las respuestas han sido confusas, triviales o letanias. De lo primero solo me ha llegado el silencio y de lo segundo un conjunto de propiedades que iban precisamente contra aquel intocable Estado que se disponían a defender. Por cierto, no creo que vuelva a caer en el error de entretenerme en una discusión semejante. Y no solo por la pereza que me da hablar una y otra vez de lo mismo sino que para que exista polémica, discusión o diálogo hay que compartir ciertos supuestos. Si alguien me pregunta si tiene fiebre mi hija, le contesto que no tengo hijas y si no deja de preguntar por la fiebre de mis hijas, lo mejor es callarse o discutir, si apetece y a mí siempre me apetece, de futbol. El ejemplo no es mio sino de en su tiempo un reputado filósofo. Otra palabra que no puede faltar en la sopa de letras, que más que dar dolores anestesia, es la de deriva. No se refiere a una de las causas de la evolución que completaría la teoría darwiniana. Tampoco funciona como una noción lógica o matemática. No. Se trataría de la deriva nacionalista. Y ahí la palabra adquiere aire náutico. La de una nave que navega sin rumbo o dirigida por un demente. La palabra, de nuevo, ha dado a luz, un hecho. Y lo de nacionalista tiene tantas ramas y de ellas se cuelgan tantos que casi las tapan.
El nacionalismo es uno de los términos más usados y abusados de los últimos años. Y los habría de todos los gustos. En principio hay que derivarlo, ahora sí está en su sitio la palabra, de Nación. Y, de nuevo, el termino Nación es, como mínimo , oscuro. Excepto, claro, para aquellos que lo han colocado en el centro de su Estado. Este, con la Constitución correspondiente, sería un sólido edificio con siglos de historia. Y se aplica con la boca llena el caso de España. Como si la acumulación de años pariera, una Nación, un Estado y concretamente “el mio”. Solo dentro de dicho Estado uno , nos cuentan,es libre e igual. Hablar de iguales en una monarquia es, desde luego, arriesgado. No importa. Todo cabe. Pero suponer o afirmar que solo ese Estado nos hace libres e iguales es de un dogmatismo o de una arrogancia que asusta. Por qué hay que serlo solo dentro y no fuera.Y si uno invoca el Derecho de Autodeterminación pronto le llamaran separatista, secesionista o independentista. Naturalmente no son conceptos equivalentes pero se identifican en la mente del acusador. Si les señalas Escocia te contestaran airados que no es lo mismo, si les señalas Quebec repetirán que no es lo mismo y asi ante cualquier pueblo que pueda decidir cómo quiere organizarse políticamente. Poseen un compás especial para comparar. Claro que si la comparación les conviene, supongamos que Francia, entonces vale. Es el momento que sacan como supremo argumento la Constitución. Una Constitucion que es mana de bienes y tabu a no tocar. La real libre voluntad de los individuos va desapareciendo.
Cierto es que voluntad libre e informada hay muy poca. Pero esto solo hace referencia, dura referencia, a que lo que llamamos democracias tienen más agujeros que un queso.Y que cualquier transformación que la diera vida supone un cambio cultural, sociopolítico e ideal al que, por el momento, solo con la imaginación lo podemos atisbar. Y con la acción cotidiana continua. No, desde luego, dejando una papeleta, a modo de cheque en blanco, cada cuatro años. De esto, nos dicen, no conviene hablar. Bastante hemos luchado para hacer que se tambalee lo que tenemos. Curiosamente muchos de los que de esta manera se expresan no movieron un dedo para derribar la dictadura. Incluso lo movieron para que continuara. Hay países sin Constitución, dato que hasta un niño conoce, otros que mejor no tuvieran ninguna. Y hay algo que es mucho más importante: que la democracia, incluso una tan enclenque como la española, debe estar por encima de la Constitución.
Los ejemplos podrían multiplicarse aunque daría igual. El sistema se ha cerrado sobre sí mismo. Y si levantas la voz eres antisistema. Me gustaría que, otra vez las palabras, me dijeran de qué tipo de sistema hablan, si no debería haber varias capas en el sistema o si hay subsistemas. Y es que en caso contrario no es fácil entender eso de antisistema. ¿Son los libertarios antisistema?. ¿Lo seria aquí N. Chomsky?. ¿Por qué no argumentar a favor o en contra de tales cuestiones?. Rompería ese tribalismo que nos acorrala, nos haría más autocríticos y ayudaría a superar el miedo a llamar a las cosas por su nombre. Y de manera especial destruiría esa nube tóxica que se llama “pensamiento correcto” y que hace estragos. Es solo una sugerencia. Me la hago, hago, por coherencia a mi mismo y desearía, de verdad, que todo fuera muy diferente. Pero para lograrlo, claro, debe desearse, no permanecer en el tontorealismo, saber que los mundos posibles pueden llenarse y mostrarnos otras formas de vida menos agrias, más justas y con sabia de verdadera libertad. Esto, por cierto, sí que tiene que ver con la democracia.
En algunas ordenes religiosas en un periodo que se establece entre la Filosofía y la Teologia se llama maestrillos a los que durante algún año ejercen labores de docencia y disciplina sobre los más jóvenes. Tengo la impresión de que nos sobran maestrillos en España. Que faltan maestros no lo dudo. Y es una de nuestras más lamentables deficiencias. Pero sorprende que haya tanto maestrillo. Y además que mire hacia arriba con fingida gravedad o con una solemnidad que envuelve un conjunto de tonterias. O que nos cuenten donde esta Catalunya, es un ejemplo, o que bien esta España, es otro ejemplo. Quizás todo mejoraría si los maestrillos en vez de vigilar comenzaran a estudiar el bachiller.
De lo que acabo de decir no se desprende que la prensa alternativa on-line sea maravillosa, tenga razón en todo o sea la fuente de la verdad. En absoluto. Sus defectos, en muchos casos, son patentes y convendría de vez en cuando resaltar sus errores. Para eso, claro, habría que conocerles, darles voz y jugar en el mismo terreno. En cualquier caso, tienen el mérito de publicar cosas que de otra manera no nos enteraríamos. Como tienen el mérito de seguir pataleando no por el gusto de patalear sino para que el balón este en su sitio. Y eso quiere decir que si queremos vivir bien no hay más remedio que hacerlo en equipo.
La agencia de la ONU para la infancia presenta su informe ‘Factores de la exclusión educativa en España’, en el que asegura que las iniciativas para la inclusión educativa que se están llevando a cabo «no son eficaces».
El Comité Español de UNICEF ha advertido de que las iniciativas para la inclusión educativa que se están llevando a cabo»no son eficaces», ya que están orientadas a intervenir con medidas de atención especial en un grupo de alumnos clasificado como problemático, en riesgo o excluido, pero que no tiene incidencia sobre el conjunto del sistema.
Así lo recoge el informe ‘Factores de la exclusión educativa en España: Mecanismos, perfiles y espacios de intervención’, elaborado por UNICEF Comité Español y la Universidad Autónoma de Barcelona, y que ha sido presentado este miércoles.
El documento señala que la exclusión educativa es un «proceso acumulativo que priva al alumno del aprendizaje» y que el actual sistema tiene «poca capacidad» de incluir a los «diferentes» y de generar un «vínculo sólido» con el proceso educativo.
En este sentido, el informe critica la transición de Educación Primara a Educación Secundaria Obligatoria. «Te cambian con gente que no conoces, otros profesores, otro edificio, nuevos temas. Te dejan un verano para crecer», asegura un adolescente que ha participado en el estudio.
Además, el documento refleja que la exclusión educativa «no se distribuye de forma homogénea», ya que el estatus económico, socio cultural y cultural; el origen étnico o nacional; y el género influyen en la capacidad para acceder al sistema educativo y en la experiencia dentro del mismo.
Concretamente, el informe apunta que, en el caso del género, la probabilidad de los niños o adolescentes varones de repetir curso es 10 puntos superior que la de sus compañeras, y los niveles de fracaso escolar «son siempre más altos».
La exclusión educativa es, según señala el documento, el resultado de dinámicas propiamente educativas vinculadas con aspectos tales como la financiación de la educación, la provisión educativa, las características del currículum, la pedagogía y la evaluación o las relaciones de apoyo, acompañamiento y reconocimiento entre diferentes actores dentro del sistema educativo.
El informe alerta de que en España sigue habiendo numerosos niños, niñas y jóvenes que, a pesar de estar escolarizados, están privados del derecho a una educación plena y con sentido.
Asimismo, el estudio indica que los jóvenes se quejan de «falta de apoyo» para resolver situaciones complicadas y de que «demasiados» profesores «no han apostado por el éxito educativo de todos los alumnos». «Es como si el instituto no estuviera montado para nosotros», subraya un alumno.
Cuatro propuestas
Basándose en las conclusiones del informe, UNICEF propone cuatro medidas para el Pacto de Estado por la Educación: incrementar la inversión educativa, con el fin de eliminar cualquier barrera económica en el acceso al sistema educativo; promover la participación infantil y familiar, restableciendo el carácter decisivo de los consejos escolares y estableciendo un sistema regular de consulta a todos los actores sobre la calidad educativa; diseñar un sistema educativo flexible y diversificado; y acompañar las transiciones educativas, que han sido identificadas por los alumnos por un momento «clave» en los procesos de fracaso y abandono educativo.
Igualmente, el organismo pide avanzar hacia un sistema educativo «inclusivo y equitativo» capaz de garantizar los derechos básicos de todos los niños, niñas y jóvenes, que no reproduzca los «parámetros de desigualdad social» y que «permita pensar en una infancia con presente y con futuro».
UNICEF recuerda que, según datos de 2016, la tasa de abandono escolar temprano en España se sitúa en el segundo lugar de la Unión Europea, llegando al 19%, mientras que la media europea está en el 10,7%.
«Cada año hay demasiados niños y adolescentes en España que se están quedando atrás, o directamente fuera del sistema educativo. La educación es un derecho y una herramienta clave para el desarrollo individual y social. No podemos quedarnos impasibles ante este problema», ha subrayado el director ejecutivo de UNICEF Comité Español.
Por su parte, el responsable de Educación de la organización, Ignacio Guadix, ha señalado que el Pacto de Estado por la Educación «debe dar prioridad a evitar la exclusión» en el sistema educativo y «reducir las aún altas cifras» de fracaso y abandono escolar. «Este curso que comienza tiene que ser el de un Pacto por la Educación. El sistema educativo no puede ni debe dar la espalda a los niños y adolescentes en riesgo de exclusión», ha sentenciado.
Lo que parece una buena noticia –la recuperación de las humanidades en los currículos escolares– es también un síntoma de cómo se toman en nuestro país las decisiones.
Si usted es uno de los que se llevaron las manos a la cabeza cuando la ley Wert relegó a un rol secundario a la filosofía, tenemos buenas y malas noticias. La buena es que el Partido Popular tiene la intención de dar marcha atrás, tras las reuniones de este año por el pacto educativo, y devolver a la asignatura el papel que tenía en ESO y Bachillerato antes de la LOMCE. ¿La mala? Que el PP tiene la intención de dar marcha atrás tras las reuniones de este año por el pacto educativo y devolver a la asignatura el papel que tenía antes en ESO y Bachillerato antes de la LOMCE. No, no es un error.
No me malinterpreten: volver a dar relevancia a la filosofía y sus disciplinas contiguas (la ética) es motivo de celebración. Sobre todo porque en un gesto sin precedentes en la historia de la política educativa, Sandra Moneo, portavoz de Educación del PP llegó a “entonar el ‘mea culpa’” por este arrinconamiento de la asignatura (un gesto que, de paso, mostraba el poco ‘feeling’ entre Wert y gran parte del partido). Si es una mala noticia es porque, después de meses de ponencias, negociaciones y demás, nos recuerda cuál ha sido la dinámica de la política educativa española: cambiar las cosas para volver a dejarlas como estaban. O, en otras palabras, solo podemos ponernos de acuerdo en lo que ya estuvimos de acuerdo un día.
La filosofía es otro gladiador en el campo de batalla en el que se dirimen las diferencias ideológicas de los distintos sectores de la política española
Muy probablemente, el retorno de la filosofía servirá para que aquellos que la relegaron se pongan una medalla: todos conocemos la fascinante capacidad de nuestros políticos de vender una cosa y la contraria y sacar provecho de ello. Moneo recordaba que “en este mundo, cada vez más tecnológico, es importante la formación humanística, con un replanteamiento de la filosofía”. No es de extrañar que los últimos meses hayan circulado globos sonda muy útiles para trazar una línea divisoria entre el contaminado Wert y el amable Méndez de Vigo o que en la ponencia coordinada por la vicesecretaria de estudios y programas, Andrea Levy, se incidiese en la importancia de historia, filosofía y literatura a la hora de formar “una conciencia libre, crítica y reflexiva”.
Levy ha coordinado la ponencia de Educación y Cultura en el XVIII Congreso del PP. (Efe)
También porque la filosofía es, más que una asignatura, otro gladiador en el campo de batalla en el que se dirimen las diferencias ideológicas de los distintos sectores de la política española. Una guerra en la que se han enfrentado la religión, la educación para la ciudadanía, la propia filosofía o la asignatura de valores constitucionales que el PP anunció este febrero. Todas ellas tienen en común la transmisión de ciertos principios a los estudiantes, de ahí que sean desde hace décadas una de las guerras por excelencia de la política educativa española, quizá por encima de otros problemas más acuciantes.
Cómo defender el pensamiento
No volveré a reproducir una vez más los motivos por los que la filosofíaimporta. Por una parte, porque es estéril: los conversos ya están convencidos y los detractores no cambiarán de opinión. Por otra, porque ya lo han hecho antes personas (filósofos) mucho más inteligentes y con mejor oratoria que yo. Sin ir más lejos, Antonio Campillo el pasado mayo en la Subcomisión del Congreso para el pacto educativo, en la que recordaba que “la Filosofía ha sido tratada como un chicle que se estira y se encoge, como un comodín del que servirse para crear nuevas materias, e incluso como un arma arrojadiza en la confrontación política”. Quizá, por lo tanto, sea más útil entender en qué se basa la argumentación antifilosofía.
Es una profecía autocumplida: si se reduce la filosofía, se necesitarán menos profesores y, por lo tanto, estos tendrán menos salidas laborales
Basta con referirse a las palabras de Wert en aquel ya lejano 2013, en las que calificaba a materias optativas como la Educación Artística o la Música de “asignaturas que distraen” y, sobre todo, recordaba que “los universitarios no deben estudiar lo que quieren sino lo que propicie su empleabilidad”. De sus palabras se desprendía un paternalismo atroz que sugería que el problema era de los estudiantes de humanidades por su escaso pragmatismo. “No estamos siendo eficaces a la hora de enviar señales a quienes entran en el mundo universitario”, añadía. Y además, un paro juvenil del 55,13% quedaba fatal en las encuestas.
Pero el humor de la España de 2013 era quizá diferente al de hoy, y por ello resultaba más fácil vender que hacía falta sacrificar la filosofía para fortalecer materias instrumentales como las matemáticas o los idiomas, que esas sí daban trabajo. Era una sensación común durante los peores años de la crisis: hemos perdido demasiado tiempo estudiando cosas que no daban trabajo y ahora hay que centrarse en lo que de verdad da dinero. Un sentimiento que se ha atenuado, no sé si porque hemos descubierto que nada garantiza tener empleo o porque ya lo hemos aceptado como una realidad que está aquí para quedarse. Desde entonces, el paro juvenil ha descendido desde el 55,13% hasta el 42,9%, que tampoco es para tirar cohetes.
El PP ha intentado marcar diferencias con la etapa Wert a través de Méndez de Vigo. (Efe/Zipi)
Ese paternalismo a la hora de orientar a los jóvenes a las carreras “que sí sirven” tenía también algo de profecía autocumplida, de perverso círculo vicioso. Si se reducía la importancia de la filosofía, y con ello el número de alumnos que la cursaba, se necesitarían menos profesores especializados en ella. Y, dado que la principal salida laboral de los licenciados en esta carrera suele ser la docencia, sus posibilidades de conseguir trabajo serían mucho menores. ¿Lo ven cómo tenían razón, y la filosofía no da trabajo?
El “yo” empleable
La filosofía moderna, precisamente, se ha mostrado preocupada por lo que se ha llamado el “homo economicus”, el ser humano de la edad capitalista que es “maximizador de sus opciones, racional en sus decisiones y egoísta en su comportamiento”. Un modelo antropológico que se encuentra en la base del ser humano en la era neoliberal y que considera irracionales los gestos altruistas o los que no tienen una utilidad clara. Un ser que debe aumentar sus posibilidades laborales potenciando su empleabilidad a través de una pragmática elección de su carrera, y que debe descartar las tentaciones sentimentales de cursar estudios “románticos” como la filosofía.
El margen de cambio para la educación es pequeño, porque la sensación entre los grandes partidos es que hay mucho que perder y poco que ganar
Lo explican los profesores Carlos Fernández Liria, Olga García Fernández y Enrique Galindo Ferrández en su último libro, ‘Escuela o barbarie. Entre el neoliberalismo salvaje y el delirio de la izquierda’ (Akal): “La transmisión cultural queda, para la gran mayoría, vedada y sustituida por nociones como ‘empleabilidad’, ‘emprendimiento’ o ‘aprendizaje a lo largo de la vida’ bajo la amenaza de ‘sobrecualificación’ de la mano de obra y sus riesgos para la ‘gobernanza’ del sistema”. La educación según la lógica del ‘homo economicus’, por lo tanto, debe estar encaminada a equilibrar esos desajustes del mercado laboral evitando que los jóvenes estudien lo incorrecto. Pero hay otro riesgo aún mayor, recuerdan los autores: “Ni siquiera queda claro que las nuevas directrices educativas puedan lograr los objetivos que declaran perseguir en términos de crecimiento económico y cohesión social”.
De ahí que defender la importancia de las asignaturas de humanidades en general y la filosofía en particular porque últimamente están siendo reclamadas en puestos de cierta importancia en las grandes empresas americanas sea una trampa. Al aceptar dicha lógica para poder enarbolar el “¿veis como la filosofía sí sirve para algo?” se acepta la misma argumentación de aquellos que desprecian dicha disciplina, y es que algo solo sirve si tiene una rentabilidad laboral. Defender, como se hace cada vez más, que las humanidades son importantes porque tienen un importante rol a la hora de gestionar equipos o trazar planes estratégicos, es participar del mismo razonamiento perverso.
Que es el mismo que caracteriza la política moderna, regida por los mismos principios de hiperracionalidad, a pesar de que paradójicamente no deje de apelar a los sentimientos más primarios de su electorado. La política de partido es el arte de la continua valoración de costes y beneficios y que tiene como objetivo último garantizar la permanencia del partido en el poder. De ahí que el más que probable retorno de la filosofía por la puerta grande pueda ser visto como otra expresión más de esta lógica, una vez se ha comprobado que las protestas y el descrédito de la LOMCE no resultaban rentables. Pero que también nos recuerda una triste realidad: que el margen de cambio para la educación española es muy pequeño, porque la sensación entre los grandes partidos es que hay mucho que perder y poco que ganar.
Rusia/Septiembre de 2017/Autor: Aleksander Shakirov/Fuente: Real Noevrenya
Resumen: El 1 de septiembre, el proyecto comenzó en cuatro municipios de la provincia de Sverdlovsk, incluyendo Ekaterimburgo y Nizhny Tagil. Como director general de NCEO Konstantin Kozlov informó a RBK, el proyecto cubrirá 350 grupos-participantes (más de 10.000 estudiantes de la escuela) y más de 700 maestros. En el marco del programa, la NCEO planea distribuir 8.000 tabletas, que están destinadas a sustituir todos los libros de texto de los estudiantes, incluidos libros y libros. La tableta se hace en forma de un libro. Una pantalla es usual, la otra es de papel electrónico. En la pantalla en color, los alumnos verán diferentes presentaciones, videos y otros archivos multimedia. La pantalla con papel electrónico no es perjudicial para la visión del niño, Kozlov señaló.
The national centre of electronic education (controlled by Rostec) launches a pilot project for equipping schools in Sverdlovsk Oblast with dual-screen tablets. The projects will concern more than 10,000 pupils and can become another step in transferring of school education to digital format. Its creators plan to introduce tablets nation-wide. However, it is predictably faces the financial problem. Read the details in the material of Realnoe Vremya.
1,5 kilos of technologies
On 1 September, the project started in four municipalities of Sverdlovsk Oblast, including Yekaterinburg and Nizhny Tagil. As director general of NCEO Konstantin Kozlov reported to RBK, the project will cover 350 groups-participants (more than 10,000 school students) and more than 700 teachers. In the framework of the programme, the NCEO plans to give out 8,000 tablets, which are intended to substitute all student textbooks, including workbooks and books.
The tablet is made in the form of a book. One screen is usual, the other is of electronic paper. On the colour screen, the pupils will watch different presentations, videos and other media files. The display with electronic paper is not harmful for child vision, Kozlov noted.
The tablet operates on Android, the weight is 1,5 kilos, the size of each screen is 10 inches. The creators plan to reduce the weight of the device. The NCEO has already spent 300 million of own funds for the pilot project realisation. In the framework of the project, it is also planned to monitor important indicators (progress in studies, readiness of teachers to new introductions and so on), after which there may appear a model of electronic education building that will cover all the regions of Russia.
The Russian development of Chinese production
The assembly of the tablet was conducted in the Chinese plant Foxconn, the world largest contract producer of electronics (in particular, they assemble iPhone, iPad, Amazon Kindle, Nintendo and Xbox). The NCEO highlights that the school tablets is the Russian development, its serial production will be on the industrial capacities of Rostec.
The assembly of the tablet was conducted in the Chinese plant Foxconn. Photo: vistanews.ru
The device is estimated at more than 30,000 rubles. In the future it will cost less than 20,000 rubles. »Two thousand rubles is not the price of educational tablet that will allow to implement them widely in schools,» believes chief analyst at Mobile Research Group Eldar Murtazin. »For such price it is possible to buy even a computer. What is more, it has more advantages,» said Murtazin to RBK. For the same reason, the initiative won’t be interesting for the Ministry of Education, Murtazin believes. »Besides, the concept of dual screen proved itself to be unsuccessful,» said the expert.
The head of the project HalalGuide Ayrat Kasimov holds the opposite point of view. According to him, the future belongs to such projects:
»We ourselves go to work only with a smartphone, not a pack of books. These tablets, as I understand it, have LED screens, that means that they are not harmful for children vision and will be a perfect solution,» told Kasimov to Realnoe Vremya. »I think it is acceptable to pay 30,000 rubles once in 11 years of education. If only the tablets have a guarantee for the whole period of education. I think, all expenditures for the purchase of tablets will eventually fall on the shoulders of parents anyway. Not all families, especially with many children, can afford it. But in general, I am for such introductions – the educational process will go faster. At the same time, it is important for children to develop motor skills. Perhaps, additionally they should introduce some lessons of sculpting to compensate the time children work with tablets.»
According to Ayrat Kasimov, the future belongs to such projects. Photo: incrussia.ru
The only problem is money
»From the point of view of the price for the tablet, it is quite adequate,» said director of IT park Anton Grachyov, who commented on the news to Realnoe Vremya. »Personally I saw the prototype of the tablet two years ago. The question is in other: will the regional and federal ministries of education have money for this? Or municipalities. I think every municipality will define itself if they have money for it. But if they have federal support, then why not.»
According to the head of IT Park, the experience of the Kazan IT academy shows that children better absorb information while playing.
»This certainly will work together with an interactive board. A teacher is writing something on the board and it immediately appears on the screens of the pupils. Here it is more important not the tablet itself, but software and content,» said Grachyov.
Anton Grachyov believes that this will certainly work together with an interactive board. Photo: Oleg Tikhonov
Having a choice
According to Associate Professor at the Institute of Pedagogy and Psychology of the Kazan Federal University Galina Aleksandrova, the scientific research for harmfulness of the use of tablets by students has not been conducted yet:
»Such introduction without preliminary research I consider to be wrong,» says Aleksandrova. It is a different story that these devices become a usual part of our life, and maybe it is teh reason for the idea that it is more economical. As for the comprehension of information, there is no definite answer. Many people use electronic devices and feel themselves great, other people use books. It all depends on personal preferences. I consider it wrong to introduce only one form. Every person has the right to choose the form convenient personally for them for information presentation,» told to Realnoe Vremya the associate professor.
Después de Juana Rivas una mujer de Málaga, Carmen P. ha huido de su casa con sus dos hijos para no entregárselos al padre que los reclama. Previamente, en mayo, Carmen había presentado una denuncia por maltrato contra su marido y obtenido incluso una orden de protección a su favor, pero que no debe de haber sido eficaz, ya que Carmen ha optado por garantizarse su propia seguridad poniendo la suficiente distancia entre ella y el padre de las criaturas.
Tanto la justicia como la legislatura de nuestro país deberían plantearse por qué estas mujeres han decidido abandonar su domicilio habitual y esconderse con sus hijos, con todos los problemas que podemos imaginar que tal situación conlleva, antes que permitir que el progenitor los tutele.
Para mantenerse en la clandestinidad, cuando las fuerzas de seguridad te están buscando, hace falta dinero, apoyo de otras personas, vivir en alojamientos poco preparados y tantas veces incómodos, abandonar familia, amigos, conocidos, vecinos, barrio habitual, si además se pierde el empleo las consecuencias son peores. Los niños viajan aturdidos dejando atrás colegio y amigos, abuelos y tíos y primos. Todos estos riesgos e inconvenientes los arrostran las madres porque quieren a sus hijos y necesitan alejarlos de un padre maltratador.
Claro está que el coro de defensores de los machistas –que ya se ha expresado estentóreamente- hablará de la maldad de la madre y la calificará de desquiciada. Calificativo este muy menudeado contra las mujeres. La prensa británica calificó de “locas” a las sufragistas durante 70 años. No las identificó por ningún otro nombre. La magistrada -¡hay que ver que plantel de juezas tenemos!- del proceso de Carmen ha dispuesto, a petición del Ministerio Público, que se emita un informe psicosocial para analizar la veracidad de la declaración judicial de la mujer desaparecida con sus hijas. Resolución que toman la mayoría de los miembros y miembras de la judicatura cuando se trata de actuar contra un delito de violencia machista. Si se tratara de cualquier otro de la larga lista que posee el Código Penal, jamás se les ocurriría pedir un informe psiquiátrico del ciudadano que denuncia un robo, una agresión, una estafa, un accidente de circulación, etc.
Pero las mujeres son por definición sujetos de maldad y desconfianza desde que el Código de Hanmurabí las calificó peores que el veneno, las serpientes, el viento del desierto, la enfermedad y la muerte. Repasar aquí la serie de insultos y maldades que les han atribuido a las mujeres los grandes hombres que han regido el poder político, religioso, cultural de todos los países, durante miles de años, es tarea imposible para un artículo. Les remito a mi libro Mujer y Sociedad, publicado hace 50 años.
A pesar de la Ley de Violencia de Género, que cumplirá pronto 13 años, a pesar de la Ley de Igualdad -¡que ironía!- que tiene 10, a pesar de todos los avances que el Movimiento Feminista ha obtenido en estos 42 años de la última etapa, las mujeres son consideradas sujetos de segunda categoría como corresponde a su estatus de clase explotada.
Del mismo modo que los negros en EEUU, a pesar de las Constituciones y leyes que garantizaban su igualdad fueron objeto de toda clase de discriminaciones y marginaciones, las mujeres –en el mundo entero- siguen viviendo en sociedades patriarcales que las esclavizan, las maltratan, las explotan, las humillan y no las consideran sujetos de derecho. En España hasta el año 2000 el Tribunal Supremo no decidió que el testimonio de una mujer tenía el mismo valor que el de un hombre.
Pero ni esta declaración del más alto tribunal de nuestro país influye en el criterio de los jueces, aunque sean tan prestigiosos como José Antonio Martín Pallín, que ostenta todos los honores de haber sido Magistrado y fiscal del Tribunal Supremo y es magistrado emérito del mismo. Como ilustre jurista ha sido miembro del Comité de Bioética de España, miembro numerario del Instituto de Estudios Canarios, del Secretariado Internacional de Juristas por la Amnistía y la Democracia en el Paraguay, de la Asociación Hispano-Alemana de Juristas y de varias misiones especiales sobre derechos humanosorganizadas por Amnistía Internacional (Venezuela, México, Perú). Fue Premio Jurista 1996 de la Universidad Complutense de Madrid, Presidente de la Asociación pro Derechos Humanos de España, Presidente de la Unión Progresista de Fiscales, Portavoz de Jueces para la Democracia y Vicepresidente del Foro Milicia y Democracia.
Pues bien, José Antonio Martín Pallín ha terciado en la dramática polémica respecto a la situación de Juana Rivas y sus hijos defendiendo apasionadamente la necesidad de cumplir la ley y las resoluciones judiciales. Con un criterio gremialista y legalista que no le conocía, asegura que las resoluciones judiciales que la afectan han sido tomadas en estricta aplicación de la ley –lo que debe de ser cierto dada la escasa protección que la Ley de Violencia presta a las mujeres- y con criterios de equidad y justicia perfectos.
Esa defensa a ultranza no solo de la ley sino también de las resoluciones judiciales no la practicaba Martín Pallín cuando era uno de los valientes defensores de los Derechos Humanos, conculcados habitualmente por el sistema legal y las resoluciones judiciales. Se ha manifestado innumerables veces contra la tortura practicada en tantas ocasiones por las diferentes policías, contra sentencias injustas, contra leyes sin proporcionalidad ni equidad. Pero entonces estaba defendiendo a opositores al poder, a disidentes políticos, acusando a corruptos, etc. Ahora se trata de defender a mujeres de sus maltratadores, y con ellas a los niños, los más débiles, y esa es otra cuestión.
En este caso Martín afirma que: “No me entra en la cabeza que los servicios jurídicos de nuestro Gobierno o de la Junta de Andalucía no hayan valorado esta situación y no hayan aconsejado, con firmeza, que la situación exigía la entrega de Juana Rivas, voluntaria o ejecutada de manera coercitiva… ante determinados excesos y manipulaciones… (hay que afirmar) que un condenado por un episodio de malos tratos no es un reo de por vida, que tiene derecho a la reinserción, a la cancelación de sus antecedentes y a organizar su vida futura, sin que pesen sobre él, como una losa permanente, las condenas del pasado.… La petición de auxilio judicial para hacer cumplir la sentencia italiana, como era de esperar, llegó a los juzgados españoles que, cumpliendo escrupulosamente los compromisos internacionales y con las normas, usos y costumbres del derecho internacional que rige entre las naciones civilizadas, pusieron en marcha los mecanismos para hacer ejecutar la sentencia italiana, acordando la devolución de los hijos al padre… El tono y la agresividad de grupos y sectores comenzó a elevarse llegando a violentar gravemente, hasta extremos que pudieran lindar con Código Penal, la libertad y la independencia de los jueces españoles, tachándoles poco más o menos de prevaricadores y llegando a presentar una denuncia del Consejo General del Poder Judicial para que se investigue a una jueza que no había hecho más que cumplir estrictamente con la ley para salvaguardar el Estado de derecho y el prestigio internacional de nuestro país. Juana está ahora en la casa construida sobre un espacio, formado por una comunidad de naciones, que tiene como lemas, la libertad, la seguridad y la justicia”. Ya ven.
Sin embargo, José Antonio Martín Pallín, estricto defensor de la legalidad española y europea, en noviembre de 2016, acerca de las agresiones contra algunos miembros de la Guardia civil cometidas por vecinos de Alsasua manifestaba que: “El procesamiento de los nueve de Alsasua es desorbitado y está fuera de la realidad socia”. El magistrado emérito del Supremo cree que se ha producido una ‘sobreactuación judicial’ que complica los intentos de convivencia en el País Vasco y Navarra, tras el anuncio de ETA de dejar las armas. “El Derecho no está para crear conflictos, sino para solucionarlo”.
Pero naturalmente el caso de Alsasua es un tema político y el de Juana Rivas es un asunto privado; los acusados y las víctimas en Alsasua son todos hombres; la acusada Juana es una mujer y las víctimas son dos menores, y el ilustre jurista y defensor de la equidad y los derechos humanos José Antonio Martín Pallín se siente de pronto herido en su categoría varonil, retado por una débil y tonta mujer y los menores le importan un comino.
En vista de que ni las policías ni las juezas ni los psicólogos ni aún los más ilustres activistas de derechos humanos las defienden, las mujeres han decidido huir. Si continúa en vigor la misma Ley de Violencia e idéntica política judicial, tendremos decenas de madres escondidas viviendo en la clandestinidad con sus hijos, en busca y captura por orden judicial y consideradas delincuentes, mientras los maltratadores viven libertad como hombres decentes, considerados víctimas de la maldad de su mujer.
Y fabricaremos una generación de menores criados en el miedo y el odio a su padre y el total rechazo a la justicia de nuestro país.
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