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Luis Bonilla-Molina: Le COVID-19 sur le chemin de la quatrième révolution industrielle[1]

Depuis 2015, je parle d’un Blackout Pédagogique Mondial (BPM) imminent dans le cadre de la transition entre la troisième et la quatrième révolution industrielle. Ce qui semblait incroyable avant février 2020 et qui se déploie désormais de façon plus claire, se révèle être une conséquence logique de la transformation du mode de production capitaliste, produit de l’accélération de l’innovation scientifique et technologique. La quarantaine préventive a été utilisée pour renforcer la construction de l’hégémonie sur un nouveau modèle d’éducation: l’éducation virtuelle à domicile.

Le BPM s’est progressivement matérialisée par a) la dépédagogisation du domaine éducatif, b) la construction d’une culture évaluative (PISA[3], PIAAC[4], testes de LLECE[5]-UNESCO, TIMMS[6], évaluations des instituts nationaux d’évaluation de la qualité de l’éducation, entre autres) justifié par les notions de qualité et de pertinence, c) la construction du paradigme de la “crise du système éducatif” qui justifiait un processus de réformes incessantes qui ne s’arrêtaient pas du tout, d) le désinvestissement éducatif, notamment dans le domaine de la mise à jour technologique (internet , matériel informatique, logiciels), qui a transformé au fil du temps les écoles publiques et les universités en musées du passé et, e) l’hégémonie discursive de la qualité éducative caractéristique du ODS4[7] dans les politiques publiques liées à l’éducation, en contraste avec f)le dépassement des programmes avec un modèle de mise à jour de contenu incapable de suivre le rythme de l’accélération de l’innovation. Tout cela construisait les conditions de possibilité pour faire place à l’archétype de l’éducation virtuelle à la maison, quelque chose que proposaient déjà BID[8], BM[9], OCDE[10] et l’administration nord-américaine du gouvernement Trump.

Bien que beaucoup pensent que le passage contingent au modèle d’éducation virtuelle à la maison n’est qu’un problème de conjoncture à cause du COVID-19, la vérité est que la pandémie est utilisée pour accélérer la construction de l’hégémonie qui se produira à court terme; En seulement deux mois, le néolibéralisme éducatif a installé dans l’opinion publique mondiale la tension entre l’enseignement en face-à-face dans les écoles et l’enseignement virtuel à domicile. Il s’agit d’une fausse dichotomie car la virtualité peut être utilisée comme complément du processus éducatif dans les écoles et toutes les connaissances pédagogiques accumulées savent que apprendre tout seul c’est faux, au contraire, comme l’a souligné Paulo Freire, nous apprenons tous ensemble.

Il est cerrain, les écoles rouvriront progressivement dans quelques semaines ou des mois, mais déjà le néolibéralisme éducatif aura créé l’illusion de fausses preuves sociales, que l’école est dépassée dans ses pratiques et modèles d’enseignement, ce dont le capital aurait besoin pour entamer une nouvelle phase de destruction de l’école publique.

Le BPM ne peut se comprendre si ce n’est le point de depart d’un processus de réingénierie sociale à l’échelle planétaire pour réorganiser le monde du travail, de la consommation, de la sociabilité et de la gouvernance. Le modèle de consommation, du commerce, de la production de marchandises (désormais non seulement matérielles mais aussi immatérielles), de la sociabilité et de l’éducation dans le capitalisme cognitif et d’expansion du capital transnational est en train de changer. Notre point de vue est que la «maison familiale» jouera un rôle central dans ce réaménagement. Examinons de manière générale le processus silencieux et continu de restructuration.

Chaque maison une école

Cela fait des décennies, le modèle «école à domicile» ou «enseignement à domicile» est entrain de faire son chemin, comme un pari du capital pour réduire les coûts de Maintien des équipements scolaires nationaux et locaux. De même, dans les années 80 du XXe siècle, Il a été développé le paradigme de la «société éducative», à travers lequel on cherchait à transférer les responsabilités de l’État aux communautés et aux familles; l’idée centrale était que les familles paient pour l’éducation de leurs enfants et que l’État règle uniquement le cas des retardataires. Tout cela présenté avec le discours de la coresponsabilité citoyenne. Cette initiative a pris un élan particulier avec la nomination de Betsy DeVos, militante dévouée du modèle de l’enseignement à domicile, au poste de directrice de l’éducation de l’administration Trump. Actuellement, dans le cadre de la distantiation sociale dû au Coronavirus, l’intention est de transférer brusquement aux parents et aux familles, la responsabilité de fournir aux élèves des ordinateurs, Internet, l’accès aux plateformes et une “pédagogie virtuelle”. Ce n’est pas conjoncturel comme nous nous font croire, du moins une partie constitutive de la nouvelle architecture politique et idéologique de l’éducation et de la scolarisation. En plus, à mesure que des initiatives visant à rendre possible le modèle de l’enseignement à la maison progressaient, le monde du travail commencait à changer.

La maison, nouveau lieu de travail

Le travail dans la première et la deuxième révolution industrielle avait dans les usines industrielles, les services et, la bureaucratie dans les bureaux, les lieux centraux d’énonciation de l’emploi. Le travail informel et dans une large mesure le travail artisanal étaient organisés autour de ces axes. La troisième révolution industrielle a commencé à réorienter cette tendance. Au cours de la dernière décennie, le télétravail à domicile est devenu un nouveau phénomène professionnel.

Le rapport de l’OIT[11] intitulé «Travailler n’importe où, n’importe quand: conséquences dans le domaine de travail» (2019) indique qu’à cette époque, le télétravail selon le País variait de 2% à 40%, leurs tâches relèveraient pour la plupart du domaine du travail informel ou flexible. Ce même rapport montre que cela implique un changement radical dans l’organisation du temps de travail, qui dans de nombreux cas peut dépasser la charge de travail maximale légalement prévue. Le fait le plus pertinent de ce rapport est que ce type de travail montre une nette tendance à s’étendre au cours des cinq prochaines années.

L’expérience de l’isolement social dû au Coronavirus a fait que de nombreux gouvernements, qui n’avaient pas de cadre réglementaire à cet égard, envisagent de légiférer à court terme pour s’adapter adéquatement à la croissance du monde du télétravail; de déplacer également certaines tâches qui étaient auparavant effectuées dans des bureaux, vers l’espace autrefois «privé» de la maison.

La maison centre de consommation.

Après la Seconde Guerre mondiale, il a été imposé le modèle commercial dans lequel la marchandise était destinée au consommateur. La crise de surproduction et des prix du pétrole dans les années 1970 a commencé à réorienter la consommation vers les centres commerciaux. C’est donc le consommateur qui devrait aller là où se trouvaient les marchandises. La généralisation de l’obsolescence programmée des marchandises résolut en partie le problème des projections de profits capitalistes qui ont échoué, en raison des problèmes de lente incorporation dans la consommation des habitants qui habitaient (et habitaient) des lieux sans électricité, éducation ou peu d’eau potable.

L’arrivée d’internet a progressivement donné lieu au commerce en ligne ou au commerce électronique, où la consommation était concentrée dans un nouvel endroit: la maison. Les réseaux sociaux et l’augmentation de la connectivité renforcent la tendance à délocaliser la consommation. La mise en quarantaine pour COVID-19 a favorisé ce type de consommation, en apportant des médicaments, de la nourriture, des produits non précédents, des livres, de la technologie, entre autres, des locaux commerciaux à la porte de la maison.

Le «Rapport mondial sur la consommation de commerce électronique: chiffres clés dans le monde» (2017) a montré qu’à cette époque, la moyenne annuelle des achats sur Internet variait selon la région, l’Asie étant la région ayant la moyenne la plus élevée parmi les consommateurs de cette modalité, atteignant un 22,1% des achats par an, alors qu’en Amérique du Nord, 19%, l’Europe occidentale 18,4%, l’Autriche et la Nouvelle-Zélande 16,1%,  les régions avec la moyenne la plus faible sont l’Amérique latine avec 9,2%,  l’Afrique et le Moyen-Orient avec 11%, contre 11,9 en Europe de l’Est et en Russie. Ce rapport considérait que la tendance était d’augmenter de façon exponentielle ces chiffres d’ici 2020, ce qui en fait s’est produit avant la pandémie et a maintenant explosé.

Le commerce et les finances à partir d’un ordinateur à domicile

La crise de la bulle financière de 2008 a montré comment les capitaux se mobilisent d’un endroit à un autre en utilisant le commerce en ligne. Cette tendance s’est accentuée ces dernières années et aujourd’hui, de nombreuses transactions commerciales et financières sont effectuées à domicile, via un ordinateur ou un appareil mobile connecté à Internet.

Cette dynamique a cédé la place au phénomène du commerce électronique B2B[12] qui a enregistré une croissance de 150% en janvier 2020 par rapport aux montants de 2017[13]; Cela est plus qu’évident en Asie-Pacifique, qui est aujourd’hui l’un des moteurs les plus importants de l’économie capitaliste, qui réalise 80% de ses opérations sous ce format. L’économie et la consommation sont transférées au modèle en ligne, qui ont à domicile, dans les foyers, un nouvel épicentre jamais vu auparavant avec cette centralité

 

La sociabilité en réorganisation

Les bars, cinémas, restaurants et autres lieux de loisirs et de divertissement, situés à égale distance des centres de travail, ont joué un rôle déterminant dans la construction d’une sociabilité basée sur la rencontre humaine. Les réseaux sociaux ont reconfiguré ce phénomène et aujourd’hui une grande partie du dialogue et de la construction des affinités, du personnel au politique, sportif et culturel, se fait numériquement. Même une bonne partie des relations de couple se construit et se dissout autour des réseaux sociaux comme en témoigne le contenu de TikTok, entre autres.

Le rapport Hootsuite (avril 2020) intitulé «140 statistiques sur les médias sociaux qui sont importantes pour les spécialistes du marketing en 2020» indique que 59% de la population mondiale, environ 4.540 millions de personnes ont accès à Internet, dont 84% utilisent les réseaux sociaux, tandis que 97% des consommateurs numériques ont utilisé ces réseaux. Alors que le rapport Hootsuite (2020) indique que 50% de la population utilise un réseau social tel que Facebook, Instagram, télégramme, TikTok et des plateformes telles que Zoom, GotMeeting, dont beaucoup sont utilisées pour le modèle d’éducation virtuelle, l’autre 50% n’ont aucune expérience à cet égard, parmi lesquels des élèves, des parents, mais aussi des enseignants, ce qui sera important lors de l’évaluation de l’initiative de l’enseignement à  domicile dans le cadre de la pandémie COVID19.

Sécurité des citoyens, crise écologique et habitat

La violence est immanente au capitalisme en tant qu’idéologie qui promeut la compétition et la possession d’objets comme synonymes de succès. La longue transition entre la deuxième et la quatrième révolution industrielle s’est accompagnée du problème du trafic et de la consommation de drogue à l’échelle planétaire pendant la troisième révolution industrielle, qui a exacerbé les niveaux de violence, de criminalité et de décomposition sociale, mais sert également de distraction sur le centre responsable du chaos: le système capitaliste.

Des développements technologiques de pointe, notamment associés à l’intelligence artificielle, aux nanotechnologies, à la reconnaissance faciale biométrique et à l’analyse des métadonnées, sont en cours d’expérimentation pour le contrôle social, la Chine étant le leader en la matière. L’idée du frère aîné devient indispensable pour le modèle de production et de consommation de la quatrième révolution industrielle, qui menace de laisser 50% de la population au bord de la périphérie économique, ce qui rend prévisible l’augmentation des troubles sociaux, les émeutes et mécontentement.

Pour éviter les révolutions, un modèle de contrôle basé sur des quadrants, des cellules et des secteurs, pris en charge par la technologie, a été assemblé. Dans ce modèle, la maison est l’unité de contrôle principale. Une partie importante de ce modèle de gouvernance mondiale a été mise en pratique avec la distanciation sociale et la mise en quarantaine due au coronavirus et a permis d’arrêter temporairement le mécontentement populaire dans plus de 17 pays, où les mois précédant le déclenchement de la pandémie avaient vu l’agitation descendre dans les rues. «Rester à la maison» est également une forme de contrôle et ils testent combien de temps la population va endurer sous l’égide de la peur induite.

Quelque chose de similaire se produit avec la crise écologique mondiale. Désormais, l’intention est de construire un discours dominant selon lequel le confinement à domicile a montré que les citoyens confinés à leur domicile ont permis  aux indicateurs de pollution de baisser. En d’autres termes, la faute est mise sur le peuple et non sur le système capitaliste, et la solution n’est pas de vaincre le modèle axé sur le profit, mais de diminuer la mobilité des personnes. Le confinement à domicile est destiné à être présenté comme un facteur déterminant dans la résolution de la crise écologique.

Le capitalisme cognitif et le capitale transnational du 21e siècle semblent réévaluer le rôle de la «maison familiale» dans l’économie, la consommation, le travail et l’éducation. La maison apparaît comme l’un des nouveaux épicentres potentiels de la réingénierie sociale. Ce processus conjoint est ce que nous avons dénoncé à le BPM; Nous ne disons pas qu’il n’y aura pas de «pédagogies virtuelles», mais plutôt que l’essence de la pédagogie qu’est la rencontre humaine est menacée, ce qui devient évident avec l’approche pédagogique de COVID-19.

COVID-19 et réingénierie éducative

La stratégie d’approche éducative dans le cadre de la quarantaine préventive pour COVID-19 se concentre sur le modèle de l’enseignement à domicile, ouvrant la voie au paradigme «Home School». Cependant, cette “transition” se fait en ignorant les terribles inégalités économiques, sociales et technologiques existant dans le monde. De nombreuses familles n’ont même pas de maison, de travail, d’ordinateur, d’accès à Internet et encore moins de pain à emporter.

Les données de l’UNESCO (2020) sont terrifiantes, sur les 1.730 millions d’enfants non scolarisés, 800 millions n’ont pas d’ordinateur et environ 700 millions n’ont pas de connexion Internet; Si l’on ajoute à cela qu’en février 2020 (avant la mise en quarantaine dûe á la pandémie) 258 millions d’enfants et d’adolescents en âge scolaire étaient loin des écoles, nous voudrions dire que plus d’un milliard d’enfants et de jeunes rester hors de la couverture scolaire en raison du modèle d’enseignement à domicile virtuel.

Actuellement, nous sommes un peu plus de 7.783.977.080[14] habitants dans le monde, dont 1 milliard n’a pas accès à l’électricité[15]. Selon les chiffres de l’OIT, la population avec un emploi dans le monde, avant COVID-19, était de 3 300 millions, dont 2 000 millions correspondaient à un emploi informel, dans lequel 1 200 millions étaient des emplois très instables (au jour le jour). Les enseignants représentaient en février 2020 5% de l’emploi mondial. Bien que le pourcentage de l’emploi par rapport aux chiffres totaux soit faible, cela impliquait une section budgétaire que le capital considère comme des dépenses et de l’argent à récupérer, et non comme un investissement social.

En fait, les gouvernements du monde ont convenu à Incheon, Corée (2015), que 6% du PIB national devraient être destinés à l’éducation. Si nous examinons le comportement du budget public, nous constatons qu’entre 75% et 85% des fonds publics pour l’éducation sont destinés aux payements de l’enseignement. Pour cette raison, le modèle néolibéralisme de l’enseignement à domicile devient un cheval de Troie pour initier une privatisation néo-éducative, basée sur le différend concernant l’argent destiné aux salaires et avantages sociaux des enseignants.

Mais le modèle d’enseignement à domicile a mis en évidence un certain nombre de problèmes. Le premier, de nature pédagogique: le modèle éducatif frontal prédomine en classe, centré sur le tableau noir et tous les moyens de développement scientifique et technologique des trois dernières décennies jouent un rôle limité ou inexistant. L’interactivité, l’image et la brièveté des idées fortes ne sont pas les bienvenues dans une école axée sur l’oralité et les formes écrites classiques. Non seulement les écoles ne sont pas équipées d’infrastructures technologiques (ordinateurs, caméras, clés USB, connectivité Internet), mais les plateformes des ministères sont souvent incapables de prendre en charge plus d’un millier d’utilisateurs connectés simultanément. Les contenus «virtuels» sont beaucoup plus proches du modèle de télévision éducative des années 70 du 20e siècle que des caractéristiques d’agilité, de couleur, de contenu actuel, d’interactivité, typiques de l’ère numérique. L ‘«éducation bancaire virtuelle» semble être le signe pédagogique du modèle d’enseignement à domicile.

Deuxièmement, les enseignants, nés pour la plupart avant le nouveau cycle d’accélération de l’innovation (1994-2020), ont peu de formation pour aborder un modèle d’enseignement virtuel à la maison, ils ont bien plus de volonté que de capacité à faire face à l’éventualité. C’est la responsabilité des ministères et des centres de formation des enseignants qui préparent les futurs éducateurs et assurent la formation continue, en regardant à travers un rétroviseur. Les plus jeunes enseignants rencontrent la culture institutionnelle qui voit la technologie comme l’ennemi du travail en classe; Bien que les soi-disant «Lignes directrices de l’UNESCO pour les politiques d’apprentissage mobile» aient été approuvées au niveau international en 2013, dans de nombreux pays, villes et écoles, avant que le Coronavirus ne soit déclaré pandémique en février 2020, il était interdit l’utilisation des téléphones portables dans les établissements d’enseignement.

Troisièmement, la fausse tension entre l’enseignement virtuel et l’enseignement en présentiel dans les écoles a généré une vague néoconservatrice de défense non critique de l’école presentielle, comme si elle n’avait pas de déficiences structurelles pour développer un modèle d’éducation libérateur et transformateur, qui, comme Freire l’a dit change les hommes pour qu’ils puissent changer la société.

Quatrièmement, le manque de compréhension du processus qui a conduit au modèle d’enseignement à domicile virtuel a généré dans de larges secteurs de la profession enseignante l’espoir néfaste qu’une fois la quarantaine terminée et que nous retournerons à l’école, tout sera comme avant. Rien ne sera plus jamais le même qu’en décembre 2019 en matière éducative, le néolibéralisme a réussi à semer dans la société, l’obsolescence de l’école en face à face. Seul le rôle de confinement de l’école, fondamentalement vis-à-vis des enfants des travailleurs et de la population la plus vulnérable, soutient l’idée que rien ne changera. Mais le monde de l’emploi évolue également et l’idée même d’exclusion est en train de muter.

Pour défendre l’école publique, gratuite, populaire, scientifique et face à face, il faut repenser l’école dans le présent. La vieille machine éducative newtonienne construite pour les besoins du capital dans le cadre des première et deuxième révolutions industrielles n’a plus de raison d’exister. Avant nous le disions depuis les résistances anticapitaliste, aujourd’hui les propriétaires du capital le disent, c’est l’occasion de le changer, non de réveiller les esprits conservateurs.

Les alternatives

Au fil du temps, nous avons appris que la seule façon de construire des alternatives est de réunir ceux qui résistent, de penser ensemble une autre éducation. Cette fois, nous avons besoin des définitions philosophiques, des principes et des valeurs pour une nouvelle école, mais aussi des idées pour mettre en œuvre la nouvelle, concrétiser l’émergence.

Pour cette raison, il y a aujourd’hui un besoin urgent d’unité des enseignants, des groupes de syndicats et des syndicats qui luttent et ne sont pas engagés dans la conception du capital, des collectifs et compagnons d’éducation populaire et des pédagogies critiques, des universitaires qui réfléchissent sur une autre éducation, pour un autre monde possible. Pour cette raison, nous soutenons l’initiative d’une première réunion de nos éducateurs anti-néolibéraux américains.

Nous avons chacun notre propre regard sur ce qui va venir et comment y résister, mais le moment n’est pas pour les génies individuels mais plutôt pour le génie collectif.

Bibliographie

 Bonilla-Molina, Luis y autres (2015). Lettre à l’UNESCO attirant l’attention sur la tournure économiste de l’éducation. Change.org. Disponible en Alainet.org

Bonilla-Molina, Luis (2016)   Blackout Pédagogique Mondial (APG). Les reformes éducatives dans la de résistance. Viento Sur Nº 147 Disponible en: https://vientosur.info/IMG/pdf/vs147_l_bonilla_molina_apagon_padagogico_global_apg_las_reformas_educativas_en_clave_de_resistencias.pdf

Bonilla-Molina, Luis (2017) L’ODS-4 dans la perspective de la pédagogie radicale des résistances. Revue RUNA. Universidad Nacional de educación del ecuador, Número 2. Disponible en: http://repositorio.unae.edu.ec/handle/56000/232

Bonilla-Molina, Luis (2020). A la maison et sans toucher  les autres: coronavirus ou réingénierie sociale à l’échelle planétaire. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/03/16/en-casa-y-sin-tocar-a-los-otros-coronavirus-o-reingenieria-social-a-escala-planetaria/ y otros medios digitales

Bonilla-Molina, Luis (2020) Avengers, Coronavirus et changement climatique. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/03/20/avengers-coronavirus-y-cambio-climatico/ et autres medias électroniques.

Bonilla-Molina, Luis (2020). L’école et l’université dans le capitalisme de la primière et seconde révolution industrielle. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/03/26/la-escuela-y-la-universidad-en-el-capitalismo-de-la-primera-y-segunda-revolucion-industrial/

et autres medias électroniques

Bonilla-Molina, Luis (2020). La culture évaluative et la virtualisation éducative: deux tenailles du capitalisme cognitive de la troisième révolution industrielle. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/03/26/la-cultura-evaluativa-y-la-virtualizacion-educativa-dos-tenazas-del-capitalismo-cognitivo-de-la-tercera-revolucion-industrial/ et autres medias électronique

Bonilla-Molina, Luis (2020) Coronavirus: Google et la NASA dans la reingenierie éducative. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/03/26/coronavirus-google-y-la-nasa-en-la-reingenieria-educativa/ et autres médias électroniques

Bonilla-Molina, Luis (2020) Coronavirus, nouvelles professions et machine éducative newtonienne disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/04/06/coronavirus-nuevas-profesiones-y-maquina-educativa-newtoniana/ et autres medias électroniques

Bonilla-Molina, Luis (2020). Le budget pour la masse salariale de l’enseignant au centre  d’intérêt de la neo privatisation éducative. Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/04/08/el-presupuesto-de-la-nomina-docente-en-el-centro-de-interes-de-la-neo-privatizacion-educativa/ et autres medias électronique

Bonilla-Molina, Luis (2020). Soyons serieux ¿Education virtuelle à domicile?  Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/04/10/pongamonos-serios-cada-familia-una-escuela/ et autres medias électronique

Bonilla-Molina, Luis (2020). Les disparus et torturés par le modèle global d’éducation à domicile  Disponible en https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/04/27/los-desaparecidos-y-torturados-por-el-modelo-global-de-educacion-en-casa/ et autres medias électronique

ECN (2017) Informe global de consumo sobre ECommerce: cifras claves a nivel mundial. Disponible en https://www.ecommerce-nation.es/estudio-ecommerce-cifras-tendencias/

Hootsuite (2020) Tendances des réseaux sociaux de 2020. Disponible en https://hootsuite.com/es/research/social-trends

Hootsuite (2020) 140 statistiques des réseaux sociaux qui son importants aux  marketteurs en 2020. Disponible en https://blog.hootsuite.com/es/125-estadisticas-de-redes-sociales/

OIT (2019). Travailler à tout moment et en tout lieu: conséquences dans le domaine du travail. Disponible en https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—ed_protect/—protrav/—travail/documents/publication/wcms_712531.pdf

UNESCO (2013) Directrives de l’UNESCO           pour les politiques d’apprentissage mobil. Disponible en http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/ED/ICT/images/114_13_ED_UNESCO_Policy_Guidelines_for_Mobile_Learning_S.pdf

[1] Ecrit en exclusivité pour Post numérique Science et Education

[2]Docteur en sciences Pédagogique (Cuba), Spécialisation en “Planification de Politiques Educatives” (IIPE-UNESCO), Post doctorat en “Modèles et propositions d’Evaluation de la qualité Educative” (Caracas- Mexico), Post doctorat en Pédagogies Critiques et Educations Populaires” (Mexico). Dirige l’Observatoire International de reformes éducatives et politiques D’Enseignement (OIREPOD) et le portail “Otras Voces en educación”. E mail: luisbonillamolina.62@gmail.com

[3] Programme for International Student Assessment)

[4] Programme for the International Assessment of Adult Competencies

[5]Laboratoire Latinoamericain d’Evaluation de la qualité Educative adscrite au Bureau Régional d’Education pour l’Amérique Latine et le Caraibe (OREALC) de l’UNESCO

[6] Trends in International Mathematics and Science Study dependant de l’Association Internationale pour l’Evaluation du Rendement Educatif (IEA)

[7]Objectif de Développement Durable numéro 4 des 17 ODS approuvés par les Nations Unies en septembre  2015.

[8]Banque Interaméricain de Développement

[9]Banque Mondial

[10]Organisation pour le Developpement Economique

[11] Organisation Internationale du Travail

[12]Se réfère au commerce enligne, entre affaires à affaires, faites par transactions en ligne ou par internet.

[13]Rapport de Marketing numérique 2019

[14]Chiffres en temps réel de worldometer

[15] Rapport sur el Progrès Energétique élaboré par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et la Banco Mondiale (BM)

La Source: https://luisbonillamolina.wordpress.com/2020/05/15/le-covid-19-sur-le-chemin-de-la-quatrieme-revolution-industrielle1/

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Mariano Jabonero (OEI): 72 millones de alumnos, sin educación digital

Redacción: Prensa

El secretario general de la Organización de Estados Iberoamericanos para la Educación, la Ciencia y la Cultura (OEI), Mariano Jabonero, compartió con La Prensa temas de interés nacional, como la forma en que la crisis sanitaria por la Covid-19 afectó los sistemas educativos de los países de la región.

Asimismo, habló sobre la necesidad de reestructurar la forma en que hasta ahora se desarrolló el proceso de enseñanza-aprendizaje; el futuro de la Educación y el desafió que tiene la región para lograr que los cambios que la pandemia está generando no aumenten la brecha de desigualdad e inequidad que ya existía.

Lo que ha ocurrido en la región es que en forma rápida y abrupta se interrumpió la vida escolar de muchos. En pocos días, unos 180 millones de niños y jóvenes pasaron de estar en sus escuelas a estar en sus domicilios.

Esto puso de manifiesto, primero, algo que todos sabíamos e incluso era alto teórico: que el sistema educativo de nuestras regiones era muy desigual.

Durante muchísimo años se viene hablando de tecnología y educación. Se hablaba del futuro de la tecnología, la era digital y la conectividad, todos estos temas que eran importantes, pero ahora nos damos cuenta que apenas se había hecho algo en la práctica o, mejor dicho, se había hecho con grandes desigualdades.

¿ De qué manera se manifiesta esta desigualdad?

De los 180 millones de niños y jóvenes que están en la casa, el 40% como mínimo (unos 72 millones) no tiene ningún acceso a las herramientas digitales de educación, lo que agudiza un problema identificado como un tema desafiante, que es la gran desigualdad de la educación en la región.

Este 40%, además, coincide en que son los niños y jóvenes de las poblaciones más humildes, quienes no tienen ni conectividad ni otro tipo de recursos culturales y sus padres suelen ser personas dignas, pero con bajo nivel de preparación escolar.

El otro 60% tiene acceso a redes digitales que los ayuda a compensar el no estar en el colegio, porque pueden acceder a la información y contenido educativo por una pantalla digital .

¿Qué cambios dejará la Covid-19 en los sistemas educativos de la región?

El problema que puso de manifiesto, y es algo que debemos superar, es que el sistema educativo del futuro va a ser presencial y a distancia, por lo que todos los niños, niñas y adolescentes deben tener acceso a esta modalidad de formación. Algunos plantean que al regresar [a la nueva normalidad] unos irán a clases en un horario y otros lo harán en jornadas distintas. Habría que estudiar con mucha seriedad ¿por qué tenemos tantos salones de clases disponibles?, ¿tenemos dinero para eso?. Habrá que fraccionar el sistema educativo, lo que supone crear un sistema de doble atención, que a corto plazo no es tan fácil de echar a andar.

Lo que sí es cierto es que dentro de dos o tres años los sistemas educativos van a tener que combinar la parte presencial con [los esquemas] a distancia, lo que supone un esfuerzo económico importante de salones y más maestros.

¿Esta situación sanitaria puede aumentar la deserción escolar?

No quiero ser pesimista, pero si no se buscan soluciones yo creo que habrá un abandono escolar creciente, lo cual surgirá como una contingencia coyuntural por motivo de la pandemia. Los chicos de la ultima etapa del periodo escolar, en la cual ya había mucho abandonó, están en las casas. Al estar muchos meses en casa, en ocasiones en familias humildes, van a tener que ayudar con la economía del hogar y se pueden enganchar en el trabajo infantil, que afecta a 10.7 millones de jóvenes, quienes no deberían trabajar . Otros son los jóvenes que acaban de entrar a las universidades con un gran esfuerzo económico de sus padres y ahora están en sus casas.

Para finalizar, el secretario general de la Organización de Estados Iberoamericanos para la Educación, la Ciencia y la Cultura confirmó que ese organismo está apoyando a los países de la región, compartiendo información sobre las mejores maneras de atender a los estudiantes, suministrando contenidos educativos digitales, trabajo en el que, afirmó, cuentan con el apoyo de muchos expertos.

Fuente: https://www.prensa.com/impresa/panorama/72-millones-de-alumnos-sin-educacion-digital/

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OVE entrevista a José Cambra: «Los llamados reglamentos de disciplina son un obstáculo para que los centros educativos puedan cumplir su misión de constructores de ciudadanía»

Por: Luz Palomino y Luis Bonilla-Molina entrevistan en exclusiva para Otras Voces en educación

Enérgico, sonriente, bonachón José Cambra fue a nuestro encuentro para realizar la entrevista. En la década de los ochenta habíamos escuchado de José Cambra y sus “andanzas” rebeldes por Panamá, Centroamérica y todo el continente. Pero por esas cosas raras de la vida no coincidíamos en espacios, cuando entrabamos a un lugar él ya había salido con otro rumbo.

En el marco de la gira 2016 de denuncia al inminente Apagón Pedagógico Global que ahora se expresa de manera nítida, el compañero Diógenes Sánchez de la ASOPROF hizo posible el encuentro. Y en solo minutos ya estábamos recordando anécdotas comunes y pensando proyectos.

Actualmente José Cambra dirige la Maestría en Ciencias Sociales con Énfasis en Políticas Educativas Contemporáneas de la Facultad de Humanidades, en la Universidad de Panamá y, es uno de los dirigentes más destacados de la Asociación de Profesores de Panamá. Por ello consideramos importante que nuestros lectores y colaboradores conocieran su perspectiva.

 

José, cuéntanos un poco tu historia de vida, ¿Cómo llegaste a la educación crítica y contestataria, a la lucha gremial?

Desde muy joven, siendo estudiante de secundaria. Me vincule a principios de la década de los 70, al trabajo con las comunidades cristianas de base y el movimiento campesino, que tenía como animador, en una de las provincias de Panamá, al padre Héctor Gallego, posteriormente asesinado en 1971. Eran tiempos del Consejo Episcopal Latinoamericano CELAM (1969), tiempos de la naciente teología de la liberación, y así entré en contacto con el discurso pedagógico de Paulo Freire.

Fui militante y dirigente estudiantil en la universidad. Cuando en la década de los ochenta del pasado siglo, entré a trabajar como docente de filosofía e historia en la educación secundaria, siempre entendí que esta profesión debería servir para que los estudiantes y docentes pensaran por cabeza propia.

Pase de ser dirigente estudiantil a serlo en el movimiento magisterial, siempre propugnando, además de las justas demandas salariales, de condiciones laborales y de mejora de la infraestructura escolar, el romper esa mentalidad verticalista con la cual el sistema induce al docente a ser represor de sus estudiantes, a considerar a padres y madres de familia como adversarios, para impedir así que los centros educativos sean una fuerza mancomunada de todos sus componentes.

En la actualidad, el gremio al cual pertenezco, la Asociación de Profesores de la República de Panamá, pertenece a la Red Mesoamericana de Educación Popular Alforja, donde cada año se envía a un grupo de dirigentes de primera línea para su formación. También, acabamos de ingresar a la Campaña Latinoamericana por el Derecho a la Educación (CLADE).

 

¿Cuáles son los elementos relevantes de la crisis del sistema educativo panameño?

 La Ley Orgánica de Educación, en su reforma de 1995, estableció que el presupuesto asignado anualmente a educación, debía corresponder al 6% del PIB del año anterior. Ningún gobierno ha cumplido con lo preceptuado, evidenciándose un grave deterioro de la infraestructura escolar, carencias extraordinarias tanto en laboratorios como en talleres, hacinamiento antipedagógico de estudiantes en las aulas.

A eso se añade de manera dramática, una seria deficiencia en la capacitación ofrecida año tras año a los docentes en servicio, que incide en que se mantenga un contenido desactualizado en las materias, más bien correspondiente a la primera y

segunda revolución industrial, y poco que ver con la tercera y la cuarta en curso.

Otro elemento relevante de la crisis del sistema educativo tiene que ver con el ambiente escolar. La falta de capacitación en metodologías interactivas y en innovaciones tecnológicas, hace que el alumnado se límite a estudiar para pasar las materias, no para aprender, derivado de clases que no lo entusiasman.

Los llamados reglamentos de disciplina que violentan los derechos humanos de los educandos, sobre todo en lo relacionado con señas de identidad juvenil, son un obstáculo importante para que los centros educativos puedan cumplir su misión de constructores de ciudadanía.

 

¿La relación entre el gobierno y los gremios en Panamá es fluida? ¿Por qué?

En los últimos seis años, el movimiento magisterial ha tenido una beligerancia de primer orden. Ha protagonizado dos huelgas, que le han permitido un logro único en el continente americano, 3 aumentos salariales por un total de un poco más de $900 en ese período.

Cada inicio de año escolar se han dado paros y movilizaciones de padres de familia, estudiantes y docentes en los centros escolares, demandando mejoras y nombramientos.

En correspondencia con esa correlación de fuerzas, existe una mesa permanente de negociación entre gremios y Ministerio de Educación.

 

¿Consideras que la formación de los y las futuras maestras(os) se corresponde a las necesidades del país y los desafíos pedagógicos del siglo XXI?

Para nada corresponde, es una (de)formación centrada en aspectos burocráticos como el planeamiento individual, en vez de la construcción de intervenciones pedagógicas innovadoras de manera colectiva.

Tampoco se oferta formación en dinámicas de grupo participativas, como tampoco actualizaciones por especialidades.

 

 ¿Qué ha significado el Coronavirus en lo educativo? ¿Consideras que las medidas educativas tomadas en el marco de la pandemia afectan al derecho a la educación?

 El primer fallecido por el coronavirus en el país, fue el director del centro educativo más grande de Panamá, el colegio secundario Monseñor Francisco Beckmann.

Producto de la confirmación de esa noticia, al día siguiente los acudientes no enviaron sus hijos a las aulas en la mayoría de las regiones escolares, los docentes se reunieron en escuelas y colegios suspendiendo labores, lo que posteriormente fue oficializado por la Ministra de Educación.

La brecha social preexistente, afloró con toda fuerza gracias a la pandemia. El hambre entró a centenares de miles de hogares, producto de la suspensión de labores de las empresas, potenciando la brecha digital que corre paralela a la brecha social.

Los docentes no habían sido capacitados en aprendizajes en espacios virtuales, el propio Ministerio de Educación no tenía un portal preparado, ni siquiera conocía la data de estudiantes que contaban o no contaban en sus hogares con wi-fi y dispositivo electrónico.

Se produjo el temido Apagón Pedagógico, sin un programa que esté dotando a los estudiantes de conectividad y dispositivos.

Lo que se ha logrado, por petición de los gremios, es que el Ministerio de Educación, al mes de suspendidas las clases, iniciará cursos virtuales para docentes en manejo de plataformas educativas.

 

¿Cuáles consideras que son las propuestas más importantes para iniciar un proceso de transformación radical del sistema educativo?

Lograr que cada centro educativo sea un espacio de contrapoder. Para ello hay que profundizar la capacitación alternativa de los docentes, hay que propiciar el resurgir del movimiento estudiantil organizado, hay que establecer lazos de cercanía con cada padre y madre de familia, para que los centros escolares sean espacio de empoderamiento ciudadano y cuna de mejores prácticas pedagógicas por alternativas e innovadoras.

Hay que apelar a tener espacios en el horario escolar, en donde los docentes socialicen buenas prácticas pedagógicas y revisen las que afectan los aprendizajes, apoyándose en la mirada y opinión de sus estudiantes.

Para concluir quiero agradecer a los colegas del portal “Otras Voces en educación” por esta oportunidad y por el maravilloso trabajo de comunicación alternativa que realizan.

 

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Daniel Innerarity: “Que sanidad y educación ganen peso es una de las pocas noticias ilusionantes de esta devastación”. País Vasco

Redacción: La Marea

En un contexto de enorme incertidumbre es cuando más falta hacen mentes lúcidas como las de Daniel Innerarity, catedrático de filosofía política de la Universidad del País Vasco y colaborador en varios medios de comunicación. “De las ruinas no surge necesariamente el nuevo orden y el cambio puede ser a peor”, nos advierte.

¿Cómo le ha pillado esta situación?

Seguramente como a todos: desprevenido. Me consuela pensar que aprenderemos más de ella quienes no sabíamos que iba a venir y todavía tampoco tenemos del todo claro qué va a cambiar después. Nuestro mundo se caracteriza porque, además de cambios graduales o previsibles, cada vez hay más lo que se viene llamando cambios discontinuos, repentinos, no anticipados, y que modifican las sociedades de un modo catastrófico. Una pandemia es un caso típico de esta clase de acontecimientos. La dificultad de predecir estas irrupciones no es solo acerca de cuándo van a suceder sino incluso sobre su naturaleza, de manera que no sabemos exactamente qué va a suceder (o qué ha sucedido y qué va a cambiar después).

Este es un territorio que desconocemos, también quienes tienen que gestionarlo, expertos y políticos. De ahí que las decisiones para hacer frente a la crisis tengan un cierto carácter de improvisación y experimento, e incluso estén llenas de errores, especialmente cuando no se ha identificado bien la naturaleza del problema. La mayor parte de estas equivocaciones prácticas obedecen a falta de conocimiento, bien porque no se ha hecho el esfuerzo correspondiente (generación de saber experto, deliberación colectiva, previsión y estrategia), bien debido a que la propia naturaleza de estos fenómenos los pone fuera del alcance de nuestro conocimiento.

Los efectos de esta crisis aún se desconocen, pero ¿podemos empezar a sacar algunas conclusiones, algunas lecciones?

Las catástrofes proporcionan evidencias del daño, pero no de la sanación. Esa idea que algunos defienden de que del sacrificio procede la emancipación es tan increíble como asegurar que de esa conmoción vayan a beneficiarse los que más lo necesitan. Hay en esta expectativa al menos dos supuestos difíciles de creer: que lo negativo produzca lo positivo y que esa nueva positividad se vaya a repartir con equidad. De las ruinas no surge necesariamente el nuevo orden y el cambio puede ser a peor. Los tiempos de crisis pueden llevar a ciertas formas de desestabilización que representen una oportunidad para los autoritarismos y populismos iliberales.

Nuestra realidad social y política tiene muy poco que ver con el tipo de alteraciones de otra época, la de las revoluciones clásicas, las implosiones de regímenes, el hundimiento de las civilizaciones y los pronunciamientos o golpes de estado. Las democracias liberales son los espacios políticos en los que las expectativas de cambio están equilibradas —en ocasiones, mal equilibradas— por las resistencias a cambiar y donde esa voluntad de transformación se canaliza en vías incrementalistas. No hay ningún acontecimiento natural que nos vaya a ahorrar el trabajo transformador. Este no es un argumento contra el cambio, pues no hay cosa menos transformadora que la nostalgia de lo completamente otro.

En términos de organización social, ¿es de los que piensa que cuando esto termine nada volverá a ser igual, o que todo volverá a su cauce?

Repiten los libros de autoayuda que no debemos malgastar una buena crisis, que son momentos de oportunidad. Las crisis son momentos de cambio por las mismas razones que pueden serlo de conservación o de retroceso. Que nos decidamos por lo uno o lo otro es algo que no nos enseña ningún manual para salir de las crisis, sino que depende de las decisiones que adoptemos. Nada nos asegura el aprendizaje tras las crisis. Podría ocurrir que un mundo se hubiera acabado y que lo siguiéramos pensando con categorías de otro tiempo y gestionándolo como si nada hubiera pasado.

La especie humana debe su supervivencia a la inteligencia adaptativa, compatible con que en muchos aspectos sigamos instintivamente aferrados a lo que hasta ahora había funcionado. En ese caso andaríamos como zombis en medio de serias advertencias que no terminamos de tomarnos suficientemente en serio, como si la situación natural del ser humano fuera el despiste y la sociedad el lugar en el que se realiza esa enorme distracción colectiva.

Desde hace un mes, el debate patriótico parece haber desaparecido de la agenda mediática. ¿Es un fenómeno momentáneo o a partir de este momento los temas sociales, como la sanidad o la educación, ganarán peso en la política y los medios?

A una crisis sanitaria de estas dimensiones, que continuará con una crisis económica, inevitablemente tiene que seguirle una crisis política, por la cual no deberíamos entender un cambio de gobierno (que no tiene por qué suceder) sino algo más radical: un cambio en las agendas políticas debido a un reordenamiento de las prioridades. Esto no significa que vayan a desaparecer o disolverse por arte de magia algunos problemas (como ha profetizado alguno en relación con la cuestión territorial, seguramente porque lo desea, no tanto porque así se constate), sino que van a quedar condicionados a otros problemas o van a ser enfocados de otro modo.

Que la educación y la sanidad ganen peso en la nueva agenda política es una de las pocas noticias ilusionantes de esta devastación. Mejoraremos las tecnologías de la educación a distancia, pero también revalorizaremos a la escuela como espacio físico e institución que iguala más que las familias. Y la sanidad pasará a ser considerada como un asunto que tiene que ver también con la seguridad.

¿Nos empezaremos a respetar más a partir de ahora o seguiremos insultándonos en las redes?

Una catástrofe no cambia la condición humana y los que son proclives al insulto puede que encuentren ahora y después más motivos para hacerlo. Otra cosa es el pluralismo político, que seguirá existiendo después de la crisis y que se pondrá de manifiesto en cuestiones como que no estamos de acuerdo ni en cómo abordar la crisis ni en cómo debería ser el mundo después de ella.

Por supuesto que hay salidas de esta crisis que parecen más razonables que otras e incluso algunas decisiones que se acercan mucho a lo indiscutible. Pero no deberíamos olvidar que hay una pluralidad de opiniones sobre lo deseable y que el único modo de decidir acerca de cuál es la dirección adecuada de ese cambio enfático que por todas partes se proclama es el debate democrático. Incluso donde algo se desmorona no siempre es evidente qué debe reemplazarlo y el diálogo democrático es lo que debe ponerse en marcha cuando algo no está del todo claro.

¿Los ‘pactos de la Moncloa 2.0’ son posibles y necesarios?

Pienso que la dimensión competitiva, electoralista y cortoplacista es excesiva en nuestro sistema político. De qué modo puede corregirse esto es una cuestión a la que pueden darse varias respuestas, pero algo habrá que inventar a este respecto. Y me gustaría advertir que la puesta en marcha de un proceso de acuerdo en esta línea debería incluir a más agentes políticos de los que podían gestionar una transformación de esa envergadura en 1977, pero también que las relaciones entre esos agentes debe ser más horizontal e integradora. Por decirlo gráficamente (y todo el mundo entenderá a qué me refiero), ahora, por así decirlo, el que se mueve sí que sale en la foto…

En Italia cobra fuerza la idea del aprobado general en la educación superior. En España esta opción no parece estar sobre la mesa, aunque algunas voces la reclaman. ¿Cómo lo ve?

El confinamiento está poniendo de manifiesto que la escuela, con todas sus limitaciones, es un instrumento de igualdad. Un aprobado general sería una caricatura de igualdad, pero tenemos que pensar algún instrumento de calificación que tenga en cuenta las circunstancias extraordinarias en las que nos encontramos, que no regale nada pero que tampoco castigue el esfuerzo.

Han enfermado muchos políticos, gente famosa, ricos, personas que habitualmente no usan (y seguramente no valoran) la sanidad pública. De alguna manera, la percepción de determinadas capas sociales sobre lo público debería variar, ¿no cree?

No comparto ese argumento porque da a entender que todos los políticos son necesariamente una casta alejada e insensible a las inquietudes de los demás. Es verdad que hay políticos sin empatía, pero creo que en general nos representan bastante bien, incluidas nuestras miserias. Oponer una élite inepta e insensible a un pueblo sabio y generoso es un autoengaño que sirve para situarnos a la ciudadanía fuera de cualquier horizonte de responsabilidad.

Escribía usted en un reciente artículo que ahora nos sentimos más desprotegidos y vulnerables, porque ni el Estado ni la UE nos ha protegido. Eso podría reforzar las actitudes individualistas y egoístas. Pero, sin embargo, por primera vez en muchos años muchos gobiernos, entre ellos el español, están renunciando al mantra de la austeridad presupuestaria…

La crisis del coronavirus ha llegado a una Europa desprevenida, cacofónica, y dispuestas las tensiones entre los clásicos alineamientos de sus estados miembros, básicamente entre el Norte y el Sur. Recogidas estas críticas, me gustaría señalar alguna inconsecuencia de este poner el foco en las instituciones europeas como el clásico ejercicio de “echar las culpas a Bruselas”, que en ocasiones no es muy riguroso. ¿Por qué hablamos de Europa cuando queremos decir Alemania u Holanda?

Hacemos culpable a Europa cuando no hemos querido dotarla del nivel de integración que sería necesario para hacer frente a una crisis como esta. Una vez pasado el primer momento de urgencia e instalada la crisis entre nosotros, el debate gira en torno a qué medidas tomar en una crisis que va a ser duradera. No hay vía libre a los eurobonos (como querían los países del Sur y rechazaban los del Norte) pero tampoco habrá condiciones para los préstamos, de manera que ni unos países ni otros han conseguido exactamente lo que querían, como es corriente en las negociaciones que caracterizan a esa entidad política tan peculiar que es la UE.

¿Las medidas económicas que ha tomado el Gobierno de Pedro Sánchez son las adecuadas?

Todos los partidos tienen responsabilidades en alguna institución, por lo que el reproche al que vamos a asistir en los próximos meses, siendo inevitable, me parece de las cosas menos beneficiosas de esta crisis. Cuando hay que juzgar a nuestros representantes, me acuerdo de una anécdota del gran Thoreau, un ecologista norteamericano que vivió mucho tiempo en una cabaña perdida en el bosque. Se cuenta que un sacerdote fue a verle cuando estaba moribundo para aportarle los consuelos de la religión y evocarle otro mundo, el del más allá. A lo que Thoreau, sonriendo levemente, le habría respondido: “Por favor, un solo mundo a la vez”.

Al margen del asunto religioso, una cuestión inquietante se nos plantea en la vida con frecuencia: ¿a cuántos mundos pertenecemos? ¿Cuántas cosas tenemos que tener en cuenta a la vez? ¿Cómo compatibilizamos las diversas perspectivas posibles sobre la realidad? La figura del payaso de circo teniendo que mantener en movimiento varios platos al mismo tiempo es una buena ilustración del lío de la vida y del dramatismo de algunas decisiones que equivalen a dejar caer uno de esos platos. Momentos como las crisis nos ponen delante esta diversidad de perspectivas de una manera trágica.

Quienes han tenido que tomar las decisiones más importantes para hacer frente a la crisis del coronavirus no podían permitirse el lujo de ocuparse de un solo mundo, sino que tenían que atender a varios al mismo tiempo y con valores e intereses divergentes: el imperativo de la salud pública, en primer lugar, pero también el funcionamiento de la economía, las necesidades de la escolarización, la importancia de la cultura precisamente en estos momentos… Me imagino en su piel decidiendo a favor de algún objetivo que consideraban prioritario y sabiendo que con ello dañaban gravemente a otro. Que haya varias perspectivas sobre un mismo asunto no nos exime de la obligación de acertar con la que es más importante en cada caso; sirve para que caigamos en la cuenta del dramatismo de las decisiones en un entorno de complejidad, como lo es especialmente una crisis. A diferencia de Thoreau, que pasó buena parte de su vida en una cabaña de un bosque, tenemos la suerte y la desgracia de vivir en varios mundos a la vez.

Fuente: https://www.lamarea.com/2020/04/21/daniel-innerarity-que-sanidad-y-educacion-ganen-peso-es-una-de-las-pocas-noticias-ilusionantes-de-esta-devastacion/

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«Educación es hoy en México una mercancía», Andreas Schleicher

Redacción: El Imparcial

El investigador alemán esperó que la crisis por el coronavirus ayude a los mexicanos a revalorar el trabajo de los docentes.

En los últimos 15 años, la educación en México «se ha convertido en una mercancía; los estudiantes, en consumidores; sus padres, en clientes, y los maestros, en proveedores de un servicio», lamentó Andreas Schleicher, creador de la prueba PISA de la Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos (OCDE).

En entrevista con EL UNIVERSAL desde París, Francia, a propósito del Día del Maestro, el investigador alemán esperó que la crisis por el coronavirus ayude a los mexicanos a revalorar el trabajo de los docentes y la necesidad de invertir en ellos y en su profesionalización, pero también a tener una nueva concepción de la educación, en la que ésta no sea una mercancía, sino una experiencia humana y una misión de la sociedad.

Conocido como el Jefe PISA (PISA Boss, en inglés), Schleicher ha dedicado gran parte de su vida a estudiar los sistemas educativos de todo el mundo y a impulsar el papel protagónico que deben tener los maestros en la construcción de éstos.

Consideró que Aprende en Casa, la estrategia del gobierno mexicano para impartir educación a distancia durante la emergencia sanitaria, es tan buena como la que implementó el gobierno chino, pero los maestros asiáticos estaban mejor capacitados y  tuvieron más tiempo para vincularse con sus alumnos.

¿La pandemia ayudará a que el país valore más a sus maestros y el trabajo que hacen?
— Totalmente, ahora los padres se están dando cuenta de lo que es y lo que se necesita para educar a un niño. No se trata solamente de leerles un libro y ya, el gran trabajo es interactuar con ellos. Ahora que se dan cuenta de lo difícil que es educar a sus propios hijos, podrán imaginarse hacer lo mismo con 30 niños.

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Convocatoria a becas de investigación CLACSO-ALACIP: Los sistemas políticos latinoamericanos y caribeños ante la nueva ola de movilizaciones y protestas sociales – Nueva fecha de cierre: 25 de mayo

Redacción: CLACSO

l año 2019 mostró de forma relativamente inesperada un resurgimiento de manifestaciones masivas en América Latina y el Caribe que comenzaron enfrentando decisiones de los gobiernos y luego se mantuvieron en las calles sosteniendo conflictos de gran intensidad e incierto desenlace.

Para aportar y producir interpretaciones de estas realidades que ayuden a su comprensión, la Asociación Latinoamericana de Ciencia Política (ALACIP) y el Consejo Latinoamericano de Ciencias Sociales (CLACSO), convocan a la presentación de proyectos de investigación en el marco del llamado “Los sistemas políticos latinoamericanos y caribeños ante la nueva ola de movilizaciones y protestas sociales”.
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Indignación ante el proyecto de ley de enfermedades infecciosas ‘draconianas’ de Nigeria

Redacción: All África

En la sesión plenaria reanudada de la Cámara de Representantes el 28 de abril de 2020, la Presidenta Femi Gbajabiamila y otras dos personas presentaron un proyecto de ley titulado ‘Proyecto de Ley de Control de Enfermedades Infecciosas 2020’, cuyo objetivo es empoderar al Ministro de Salud, el Director General del Centro de Nigeria para el Control de Enfermedades (NCDC) y varias otras instituciones de salud pública y aliadas para regular la cuarentena, la vacunación y la prevención de enfermedades infecciosas en el país.

El proyecto de ley escaló la primera y segunda lectura antes de que fuera rechazado debido a ciertas observaciones convincentes de los miembros.

La semana siguiente, el senador Chukwuka Utazi, presidente del Comité Senatorial de Salud Primaria y Enfermedades Transmisibles, presentó un proyecto de ley muy similar al presentado en la Cámara de Representantes, pero esta vez titulado ‘Proyecto de Ley de Protección contra Enfermedades Infecciosas 2020’.

La versión del proyecto de ley del Senado, como la de la Cámara de Representantes, busca derogar la Ley Nacional de Cuarentena de 2004, que según los patrocinadores no es lo suficientemente sólida como para hacer frente a emergencias nacionales de salud pública, como Nigeria ha sido testigo de las epidemias de fiebre del Ébola y Lassa. y ahora con la pandemia de coronavirus en curso.

El proyecto de ley del Senado fue aprobado en primera lectura, pero el avance en él se trasladó a otro día legislativo.

Creemos que el movimiento de ambas cámaras de la Asamblea Nacional se introdujo como resultado de las desagradables experiencias que Nigeria ha tenido que pasar con el brote de epidemias en los últimos tiempos que expusieron deficiencias serias en el manejo de nuestras emergencias nacionales de salud pública. Por lo tanto, es un hecho positivo que se vea que la Asamblea Nacional está haciendo algo para garantizar que nuestras instituciones nacionales de salud pública sean proactivas en el tratamiento de los desafíos a nuestra salud pública.

Es por eso que nos resulta intrigante que para un proyecto de ley de tanta importancia nacional, ambas cámaras de la Asamblea Nacional no hayan realizado la debida diligencia más básica para garantizar que los miembros obtengan la copia de la legislación propuesta para estudiarla y hacer sus contribuciones. Este descuido fue uno de los factores que contribuyeron a la retirada de la factura en ambas cámaras.

Más allá de eso, el contenido del proyecto de ley también plantea algunas preguntas fundamentales sobre lo que pretende lograr en términos prácticos.

Una de las cuestiones polémicas son los poderes aparentemente ilimitados otorgados al Ministro de Salud y al Director General de la NCDC bajo el proyecto de ley. Los poderes van desde las vacunas obligatorias, la realización de autopsias de cadáveres de personas que murieron por síntomas de una epidemia, la declaración de locales que se considera que contienen tales epidemias y su toma y conversión a centros de aislamiento. El proyecto de ley también faculta a los agentes del orden para arrestar por orden de la DG NCDC a cualquier persona o personas que se resistan a ser vacunadas o que intenten abandonar un centro de aislamiento.

Como se esperaba, el proyecto de ley se ha encontrado con las objeciones de una sección transversal de los nigerianos. Las principales objeciones señaladas por los expertos legales y constitucionales, así como por los líderes de opinión, tienen que ver con la tendencia del proyecto de ley a violar los derechos humanos fundamentales de las personas consagrados en la constitución.

Los poderes otorgados a la DG NCDC son discrecionales y la ejecución arbitraria sin ninguna prueba de culpabilidad que no debería tener lugar en una democracia como la nuestra. Las disposiciones son contrarias a la libertad de asociación garantizada, el movimiento y la elección de las personas en la constitución. El proyecto de ley tampoco tiene en cuenta las prácticas religiosas y culturales con respecto al internamiento y la eliminación de cadáveres.

Los nigerianos también están desconcertados sobre por qué la Asamblea Nacional está tratando de apresurar esta legislación, que es casi una réplica de la ‘Ley de Enfermedades Infecciosas’ de 1977 de Singapur, sin el beneficio de una audiencia pública que brindará a los interesados ​​en salud pública, legal y expertos en seguridad y el público en general para hacer sus aportes necesarios.

Una legislación de esta importación nacional se beneficiará de la experiencia y las lecciones en tiempo real de los nigerianos que han estado lidiando con diversas epidemias en el país, incluido el COVID-19 actual.

Todo dicho y hecho, creemos, como la mayoría de los nigerianos, que existe la necesidad de tal legislación dados los desafíos identificados que han surgido en el manejo de emergencias de salud pública, sin embargo, el momento en este período cuando el país está bajo bloqueo es inoportuno .

Creemos que el mejor momento para esta legislación es cuando la pandemia ha disminuido y el público al que está destinado puede participar plenamente en el proceso.

Fuente: https://allafrica.com/stories/202005120027.html

 

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